Présentation

Recommander

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Concours

Recherche

Par Boris Thiolay, Henri Haget, Olivier Saretta, l'Express, publié le 27/02/2009 15:55

L'hôtel d'Evreux (au centre), place Vendôme à Paris, a été acheté par l'émir du Qatar en 2003.

Photononstop/AFP

L'hôtel d'Evreux (au centre), place Vendôme à Paris, a été acheté par l'émir du Qatar en 2003.

Pour le tourisme ou les affaires, les Qataris adorent Paris. Immobilier de luxe, opérations financières, sponsoring sportif... ils investissent la capitale.

Un petit vent frisquet balaie les Champs-Elysées, cet après-midi de février. Emmitouflé dans une doudoune de marque, Fadi, 25 ans, fait quelques emplettes avec sa mère. Manteau long, foulard rehaussé de perles sur les cheveux, madame s'engouffre dans une boutique de luxe. "Nous sommes ici pour quelques jours, avec mes frères et soeurs, glisse le jeune homme. Nous descendons toujours au même hôtel, tout près d'ici." La conversation est rapidement interrompue par l'intervention d'un garde du corps, aux bras chargés de paquets. Une scène presque coutumière dans ce quartier chic: depuis quelques années, de nombreux ressortissants qataris, comme Fadi et sa famille, ont fait de Paris l'une de leurs destinations favorites. La Ville Lumière attire aussi bien les touristes fortunés que la famille de l'émir et les principaux groupes financiers du pays - ce qui revient parfois au même. Ces visiteurs, qui disposent de l'un des revenus par habitant les plus élevés au monde (48 900 euros par an), viennent goûter aux plaisirs de la culture, du luxe et du fameux "romantisme" made in France. Les hommes d'affaires, eux, investissent dans l'immobilier, l'hôtellerie quatre étoiles, le parrainage sportif, quand ils n'entrent pas dans le capital de grandes sociétés françaises. Alors que la Qatar Islamic Bank (QIB) doit ouvrir une succursale à Paris, l'année prochaine, quelques lieux privilégiés de l'Ouest parisien prennent déjà de faux airs de Doha-sur-Seine.

Bernadette Chirac et Son Altesse Cheikha Moza du Qatar, lors d'une exposition au Louvre à Paris en mars 2007.

REUTERS/Jacky Naegelen

Bernadette Chirac et Son Altesse Cheikha Moza du Qatar, lors d'une exposition au Louvre à Paris en mars 2007.

"Chez nous, les gens appellent les Champs-Elysées la ''route des Arabes du Golfe'", raconte, dans un français alerte, Talal, 21 ans, étudiant qatari en droit. L'été, les touristes de l'émirat prennent leurs quartiers dans les palaces voisins: George V, Fouquet's, Marriott, Crillon, etc. Dans ces établissements somptueux, où le prix d'une nuit peut atteindre 2500 euros, les clients bénéficient d'un confort et d'une confidentialité appréciables. "Ils se lèvent très tard, voire en début d'après-midi, car beaucoup d'entre eux sortent toute la nuit dans les cafés, restaurants et cabarets des alentours", confie l'employé d'un hôtel.

Des lieux emblématiques qui sont autant de vitrines prestigieuses

Le shopping haut de gamme est une autre partie intégrante d'un séjour réussi. Le péché mignon des Qataris? Les articles de mode (90 % des achats), l'horlogerie-joaillerie (3 %), les parfums et cosmétiques (2 %), selon une étude de Global Refund, une société spécialisée dans les transactions détaxées. "Il nous est arrivé de créer spécifiquement des parures pour bébé - diadème, boucles d'oreilles, bagues et bracelets - en or et pierres précieuses. Cela représentait quelques centaines de milliers d'euros", confie, en requérant l'anonymat, un cadre d'une des plus prestigieuses joailleries de la place Vendôme. "Attention! Croire qu'ils viennent seulement claquer leurs pétrodollars en frivolités serait une erreur, tempère un autre observateur, qui travaille avec des Qataris depuis dix ans. Ils sont très francophiles et beaucoup d'entre eux désirent acheter un logement ici."

Certains de ces pied-à-terre laissent rêveur. En 2003, l'émir du Qatar, Hamad ibn Khalifa al-Thani, a fait l'acquisition du splendide hôtel d'Evreux, place Vendôme, assorti de deux autres hôtels particuliers attenants. Prix estimé: 250 millions d'euros, sans compter les travaux en cours. Il y a deux ans, le frère de l'émir a, de son côté, racheté l'hôtel Lambert, propriété du baron de Rothschild, pour 80 millions d'euros. Cet hôtel particulier du XVIIe siècle est le plus beau joyau de l'île Saint-Louis. Des défenseurs du patrimoine s'inquiètent d'ailleurs du projet de rénovation prévu, qui pourrait porter atteinte à ce monument classé.

L'Hotel Lambert, situé rue Saint Louis en l'Ile, Monument historique classé sur l'Ile Saint Louis a été acquis par le frère de l'émir du Qatar.

HAMILTON/REA

L'Hotel Lambert, situé rue Saint Louis en l'Ile, Monument historique classé sur l'Ile Saint Louis a été acquis par le frère de l'émir du Qatar.

"Les Qataris mènent une sorte de diplomatie immobilière, poursuit notre observateur avisé. Ils investissent dans des lieux emblématiques, qui sont autant de vitrines prestigieuses." Déjà propriétaire de l'hôtel Royal Monceau, Qatari Diar, un fonds souverain de l'émirat, a également acheté l'ex-Centre international de conférences de l'avenue Kléber (XVIe arrondissement) à l'Etat français, pour 404 millions d'euros. En 2012, à la place de l'ancienne dépendance du ministère des Affaires étrangères, un hôtel de luxe, avec 200 chambres et suites, ouvrira ses portes. En attendant, le Parlement français a ratifié, le 19 février dernier, une convention fiscale exonérant les représentants de l'émirat d'impôts sur les plus-values immobilières et les gains en capital réalisés en France. Un privilège réservé jusqu'alors aux seuls ressortissants du Koweït.

Le sport, enfin, est l'une des grandes passions de l'émirat. Ainsi, le tour cycliste du Qatar, mitonné sur mesure par les organisateurs du Tour de France depuis six ans, dispose aujourd'hui d'une version féminine. Le 5 octobre dernier, le drapeau qatari flottait sur l'hippodrome de Longchamp, à l'occasion du Prix de l'Arc de triomphe. Dans un décor oriental, la présence du cheikh Mohamed ibn Faleh al-Thani, cousin de l'émir et président de la fédération équestre du Qatar, a quasiment éclipsé la victoire de Zarkava, pouliche prodige de l'Aga Khan. Pour la modique somme de 18 millions d'euros, l'émirat sera, jusqu'en 2012, le principal sponsor de l'épreuve reine du galop français, qui redevient la course sur gazon la plus richement dotée au monde. Arbitre des élégances parisiennes, le Qatar a même offert aux cent femmes les mieux habillées, ce jour-là, un séjour d'une semaine dans un palace de Doha.

Faire connaître ce projet pilote de village solaire de Biskéwal/Ngaoundéré au Cameroun avec l’utilisation des tuiles en fibres végétales solaire pour la couverture des toitures.


Présenter ce dessin de tuiles de fibres végétales solaire aux personnes qui peuvent apporter leur concours.

Réunir  efforts et compétences pour promouvoir les fibres végétales pour développer des projets éco-systémiques avec toutes les innovations dans une perspective d’un développement durable.

 


Mohaman HAMAN, architecte-urbaniste

Président de VESEDI

http://www.unccd.int/ngo/accreditationDB/institutionDetails.php?id=206

 

Des éoliennes productrices d'eau potable grâce à l'air http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57119.htm Des éoliennes producteurs d'eau potable, à partir de l'airPartant du principe que l'air est toujours chargé d'eau, l'entreprise Dutch Rainmaker, originaire de la région de la Frise aux Pays-Bas, a créé une éolienne capable de produire de l'eau potable à partir de l'air. La totalité de l'énergie créée par les pales de l'éolienne est consacrée à la production d'eau. La turbine actionne un compresseur relié à un système frigorifique installé dans le pylône. Un ventilateur aspire l'air par le bas et l'amène à traverser ce système, entraînant la condensation de l'eau présente dans l'air. Les gouttes d'eau produites coulent alors le long des parois et sont stockées dans un réservoir. L'eau ainsi recueillie peut être utilisée comme eau potable ou d'irrigation. Des éoliennes producteurs d'eau potable, à partir de l'airUne éolienne de ce type a déjà été construite à Wetsalt (Harlingen) afin de vérifier la quantité d'eau produite. Le prototype produit environ 500 litres d'eau par jour, mais une installation plus imposante est déjà à l'étude et pourra produire de 7 à 8 m- d'eau par jour. Dans les régions arides du globe, cela pourrait devenir une solution au manque d'eau, en sachant que si aux Pays-Bas l'utilisation moyenne d'eau par jour et par habitant est de l'ordre de 140 litres, elle n'est par contre que de 20 litres dans les régions où l'eau est plus rare. Une seule éolienne serait alors suffisante pour alimenter un village de 2000 habitants. Cependant, l'éolienne de Dutch Rainmaker n'est pas adaptée par exemple aux conditions extrêmes du Sahara, car l'air y est tout simplement trop aride. L'entreprise a aussi créé une autre version de son éolienne, qui produit également de l'eau potable mais cette fois à partir d'eau salée ou polluée. Cette dernière est pompée et réchauffée par un échangeur de chaleur actionné grâce aux pales de l'éolienne. La vapeur ainsi créée est ensuite refroidie, produisant de l'eau pure qui coule vers un réservoir de stockage. Le rendement de ce système atteint 50 à 60 m- d'eau par jour, soit beaucoup plus que le premier type d'éolienne.

MCC Conseil&communication // 4 nouveaux budgets

MCC Conseil&communication // 4 nouveaux budgets

L'agence MCC Conseil&Communication, société de conseil en communication institutionnelle, annonce quatre  nouveaux budgets.
Le Groupe Marionnaud a missionné l'agence MCC Conseil&Communication pour concevoir et mettre en œuvre sa stratégie de relations presse corporate et la refonte de sa communication interne. Le leader européen de la distribution sélective de parfums et cosmétiques renouvelle ainsi sa confiance à l'agence après une opération de communication de crise et de formation de ses porte-parole réussie en 2009.

 

L'agence prendra également en charge le lancement par un programme de relations publiques d'influence et de relations presse de Voxfémina, association dont l'objectif est d'accroître la visibilité des femmes du monde des affaires dans les médias, et du site www.voxfemina.org.fr.

 

A l'occasion du lancement de son nouveau service de transport privé 100% écologique B.E.Green, le Groupe francilien Autocars Dominique a confié à MCC une mission de conseil en marketing et de relations publiques d'influence.

 

MCC étend enfin son engagement auprès du Groupe Hominis (conseil en organisation et Ressources Humaines) en prenant en charge toute sa politique éditoriale.

 

http://www.docnews.fr/fr/archives/budget.html?actu_id=2524

 

Pour sauver leur emploi, ils rachètent leur usine : c’est le pari de leur vie

Le 13 novembre 2008, près de Carantec, en Bretagne, la SDAB, une entreprise de mareyage, met la clé sous la porte après plus de quarante années d'existence. Du jour au lendemain, 70 salariés sont licenciés. Mais quinze d'entre eux vont proposer une solution originale : créer une coopérative ouvrière de production. Dans cette entreprise idéale, ils seront tous patrons. Parmi ces aventuriers d'un nouveau genre, Jeff, un ouvrier qui se réjouit de travailler pour lui, Anne, ancienne commerciale à mi-temps nommée responsable commerciale, ou encore Florence, aujourd'hui bras du droit du PDG. Quant à Patrice, ancien responsable de production, il supervisait la découpe et l'expédition des poissons. Devenu PDG, il va lui-même à Rungis livrer ses homards et ses langoustes.

Informations complémentaires

Pour sauver leur emploi, ils rachètent leur usine :
c’est le pari de leur vie


Pour racheter leur usine, les salariés de la SDAB ont créé une société coopérative de production (Scop).
La Scop est une société commerciale, société anonyme ou société à responsabilité limitée. Son originalité : les salariés sont associés majoritaires de l'entreprise, dont ils détiennent au moins 51% du capital. Ensemble, et chacun avec un poids égal, les salariés associés décident des grandes orientations, du partage des bénéfices et désignent ceux qui vont piloter leur entreprise.


Aujourd’hui, la SDAB fournit les restaurateurs en poissons et crustacés frais dans toute la France.
SDAB Mareyage
Z.A. de la Gare – BP 16
29670 TAULE
Tél. : 02 98 79 06 20
Fax : 02 98 67 16 38
Courriel : sdab.scop@wanadoo.fr
Site internet : sdabmareyage.fr

La SDAB propose également un service de livraison à domicile pour les particuliers à Paris et à Lyon.
Pour tout renseignement, vous pouvez contacter :
Valérie (Paris) : 06 98 93 23 11
Anne (Lyon) : 06 98 98 83 31 ou 02 98 79 06 20

Scop Entreprises rassemble les 1900 Scop existant en France. Cette confédération réunit 12 unions régionales et 3 fédérations professionnelles : BTP, communication et Témis (électronique, métallurgie, informatique, télécom).
Scop Entreprises
37 rue Jean Leclaire
75017 Paris
Tél : 01 44 85 47 00
Email : scopentreprises@scop.coop
Site Internet : www.scop.coop
Voir sur le site les adresses des unions régionales et des différentes fédérations : bâtiment, communication et Témis (électronique, métallurgie, informatique, télécom).

Si, en 2010, le réalisme de nos voisins allemands les conduira à reposer la première pierre du château de Berlin, c'est parce qu'ils ont depuis longtemps compris que les monuments historiques sont bien autre chose que de simples "gadgets culturels" destinés à embellir le paysage... Générant des flux touristiques - et donc des flux économiques - le patrimoine est par excellence créateur d'emplois directs, et plus encore indirects, concourant ainsi grandement à l'enrichissement d'un pays.

C'est pourquoi - surtout dans la perspective du Grand Paris - la reconstruction du château de Saint-Cloud s'impose d'autant plus comme une évidence que, situé sur l'axe le plus touristique de la planète, l'axe
Paris-Versailles, et à seulement cinq kilomètres de la capitale de la France, ce château s'il existait encore, compte tenu de sa magnificence, serait l'un des plus visités du monde.

Aussi, s'inspirant des succès de deux chantiers de reconstruction autofinancée par les entrées payantes
des visiteurs, ceux de la frégate l'Hermione à Rochefort et du château fort de Guédelon dans l'Yonne,
notre association "Reconstruisons Saint-Cloud !" propose que la reconstruction du château de Saint-Cloud
soit effectuée grâce à l'adoption de ce modèle économique; lequel aurait pour avantage de permettre,
outre une reconstruction "gratuite" du monument, la création d'un musée vivant des métiers d'art.

De nombreuses photos
et des plans conservés

Les archives abondent pour reconstruire ce monument historique qui est l'un des édifices disparus les mieux connus.

Un mobilier pour l'essentiel sauvé

Le château pourrait donc retrouver en bonne partie son mobilier d'origine.

Un emplacement demeuré vierge

Depuis 1870, aucune construction n'a remplacé le château dont subsiste l'ensemble des fondations, soit 25 %.

Un parc de près de 500 ha
à 5 km de Paris


Desservi par l'autoroute de Normandie, le train, le tramway, le bus et le métro, le splendide parc de Saint-Cloud a été dessiné par Le Nôtre.

Salle Mythique Maxim's


Le restaurant
Maxim's reste dans l'imaginaire collectif le summum du luxe aussi bien en terme de gastronomie, d'opulence, d'art de vivre et d'élégance. (Photo ci-contre: la salle mythique)


Les têtes couronnées, les fortunes et les grands noms du Tout Paris de ce début de siècle se croisent chez Maxim’s : Edouard VII, Boniface de Castellane*, Marcel Proust, Feydeau qui écrivit "la Dame de Chez Maxim’s", Mistinguett qui y chanta "Mon homme", le diplomate Ferdinand de Lesseps, l’exquise Yvonne Printemps, Sacha Guitry et son bel esprit, Tristan Bernard, la divine et fascinante Greta Garbo, l'ambigüe Marlène Dietrich, etc.








On voyait chez Maxim's et à une époque pas si éloignée que cela, tout ce que le monde comptait de légendes vivantes. L'appellation star était réservée en ces temps, à des gens qui la méritaient et non au premier crétin venu s'affichant sur le petit, tout petit écran... (Photo ci-dessous: la façade au 3 rue Royale, Paris 8eme)

facade Maxim's2
Chaque soir Onassis, Callas*, les Windsor, Martine Carol, le play-boy Porfirio Rubirosa, le cinéaste Max Ophuls, la richissime Barbara Huton, héritière des magasins Woolworth, alors mariée à Cary Grant. C’est le tout Hollywood qui dîne sur les banquettes de la grande salle.  Ces banquettes qui révèleront un trésor lorsqu’elles seront changées à la fin des années cinquante : les ouvriers chargés de les démonter découvriront médusés, glissés entre le dossier et l’assise, des louis d’or, des bagues, des diamants, des rubis, tombés des poches des élégantes en 1900 qui ne se donnaient jamais la peine de les ramasser sachant bien que le lendemain, elles en recevraient deux fois plus !
Maxim's 1er niveau(Photo ci-dessus: la salle du  premier niveau)

Dans les années 70, Brigitte Bardot provoquera un scandale en entrant pieds nus dans le restaurant. Sylvie Vartan danse avec John Travolta, l’on y apercevra Jeanne Moreau, Barbara Streisand, Barbara Hendrix, Kiri te Kanawa et... Pierre Cardin qui racheta le restaurant en 1981 lors d'une soirée un peu arrosée.


Avec le couturier Pierre Cardin, Maxim's va prendre une autre dimension: spectacles, grands bals, et soirées dansantes pour les plus jeunes. Les soirées du vendredi soir nous ont laissé quelques très joyeux souvenirs.  Pierre Cardin à la direction, Pierre Pelegry aux relations publiques et Albert de Panane aux platines, Maxim's revit mais jusqu'à quand? Il est notoire que la vie parisienne et surtout la nuit parisienne battent de l'aile...  La crise et les lois actuelles de plus en plus contraignantes vis à vis des grands lieux nocturnes, influent sur ce qui fit la réputation de Paris et ses grandes heures du Clubbing.  Mais ceci est un autre débat sur lequel nous reviendrons plus longuement.


menu légation Suede bis
S'est  installé aussi à cette adresse mythique, le musée Maxim’s qui présente la première collection privée française d’art 1900: plus de 750 meubles et objets d’art en situation dans un appartement de 350 m² sur deux étages.  Les plus belles signatures de l’art nouveau s’y succèdent : Majorelle, Gaillard, Gallé, Guimard, Massier, Tiffany et Toulouse-Lautrec.  Le musée propose et jusqu'au 20 février 2010   une exposition très intéressante liant gastronomie et art sous le titre "À la table des Présidents". Le contenu de cette exposition
provient d'une collection privée, cet ensemble de menus de gala offerts au Palais de l'Elysée ou lors de déplacements officiels propose un éventail exceptionnel de l'évolution de la gastronomie à travers plus de 140 menus, du Président Sadi-Carnot au Président Nicolas Sarkozy.

(Photo ci-contre: Menu pour la Légation de Suède)
menu mucha2

(Photo ci-dessus: Menu pour le Président Félix Faure- Illustration Mucha)
Illustrés par Mucha,Cheret, Cassandre ou Chagall, sur papier ou sur soie, ces menus sont les témoins gourmands de notre histoire et des grands évènements qui ont marqué le siècle. Ils vous feront voyager en compagnie du Tsar de Russie, de Winston Churchill, d'Eva Péron, de John Kennedy, de Grace Kelly et des plus grands monarques reçus au Palais de l'Elysée.Vous pourrez découvrir entre autres le menu offert au maréchal Pétain pour son anniversaire à Vichy, celui de l'inauguration du paquebot Normandie, de la visite du Roi Alphonse XIII, de la réception de l'Equipe de France de Football, de celle du Shah d'Iran, de Georges Clémenceau, de Bokassa 1er, de Paul Bocuse avec sa fameuse soupe "VGE", de Brejnev, de Georges Bush et de bien d'autres, présentés avec l'évolution des mœurs culinaires depuis plus de cent ans.

(Photo ci-dessous : Menu pour Sa majesté la Reine des Pays Bas)

menu reine pays basCe sont trois thèmes majeurs que cette exposition met en scène et fait vivre pour vous :


-L’évolution de la gastronomie française depuis cent ans à travers plats et   recettes servis aux Grands de ce monde.

-Un siècle de protocole et l’art de recevoir sous les ors de la république.

-L’Elysée et ses présidents successifs à travers anecdotes et histoires pittoresques.


Le service de verres "Juvisy" pour l’Elysée sera présenté, prêt du Musée Baccarat.

Les services  d’assiettes "aux Oiseaux" et  "Petites Vues de France" sont prêtés par la Manufacture de Sèvres 

Les pièces d’argenterie "Elysée" sont présentées par la maison Puiforcat.
 
 

(Photo ci-dessous: Menu pour Sa Majesté la Reine Elisabeth II)

menu Elisabeth II Bis
Qu'importe que vous soyez: socialiste, royaliste, communiste, boudhiste, rmiste.  À défaut de pouvoir aller dîner chez Maxim's ou être inviter à la table de nos "très chers et si peu distingués élus actuels ", sous les ors du Palais de l'Elysée.  Arrêtez-vous devant ces somptueux menus et rêvez un peu.  Vous repartirez rassasié et si ce n'est pas le cas, dormez un peu car s'est bien connu: "Qui dort dîne!"
(Photo ci-dessous: Menu pour le Président Jimmy Carter-Illustration Marc Chagall)
menu Pdt Carter


Une jolie halte artistique et gastronomique à suivre du coin de l'oeil mais du bon...
 

*Lire le livre "L'Art d'être pauvre de Boni de Castellane" Editions Texto-10€

*Lire le livre "Fière et Fragile Maria Callas de Alfonso Signorini " Editions du Rocher-19€


Informations pratiques :

 

Musée Maxim’s – L’art Nouveau à paris

3 rue Royale 75008 Paris tel: +33(0)1.42.65.30.47                                                                                        

Conservateur : Pierre-André Hélène
Lacollection1900@maxims-de-paris.com 

Ouvert du mercredi au dimanche inclu :

Collection permanente : 

visite guidée à 14h, 15h15 et 16h30, tarif : 15 euros

Groupes sur rendez-vous

Exposition Temporaire  : visite libre de 11 à 17h, tarif : 6 euros 

Billet jumelé : 20 euros


UNE HEURE CHEZ MAXIM'S


 Les différentes formules :


- Visite simple commentée: 15€

- Visite Champagne: 35€

- Visite déjeuner chez Maxim’s: 120€

- Visite déjeuner au Minim’s: 55€


-  Spectacle chanté autour d’un thé:  "La Nouvelle Dame de chez Maxim’s ": 55€

      

 

 

Par the glam attitude - Publié dans : Take a glance
- Recommander

http://theglamattitude.over-blog.com/article-usee-41166048.html

[ 11/04/08  -  Série Limitée N° 062  ]

Depuis plus d'un quart de siècle, Armand et Martine Hadida, chercheurs infatigables, enchaînent les expériences innovantes de boutiques aux allures de galeries. Fusionnant les registres. Imposant une vision transversale de la mode. 

Armand et Martine Hadida dans leur boutique de la rue Boissy-d'Anglas, à Paris. © PHOTO : ISABELLE LÉVY-LEHMANN
Armand et Martine Hadida dans leur boutique de la rue Boissy-d\'Anglas, à Paris. © PHOTO : ISABELLE LÉVY-LEHMANN

A quoi rêve un garçon du Maroc, avant-dernier d'une famille de dix enfants, " bien élevé " par sa grande soeur, et qui accompagne rituellement sa mère dans les échoppes où l'on déroule des dizaines de rouleaux de tissu brillant ? " Sortir de ma timidité. " Et aller voir ailleurs où l'herbe est plus verte. Ce sera le kibboutz en Israël. Puis Paris et tous les petits boulots. Jusqu'au jour où il remplace un vendeur dans une boutique pointue de mode. Les clientes s'appellent Brigitte Bardot, Mireille Darc... Le déclic. " J'ai commencé ma thérapie timidité. La passion a déferlé. Celle du vêtement et des gens ", se souvient-il. Aujourd'hui, c'est la (presque) avant-dernière ouverture de boutique à l'enseigne de L'Éclaireur qu'Armand Hadida aime raconter. Un Éclaireur dans le quartier luxe et trendy d'Aoyama, à Tokyo. Forcément différent. L'innovateur a d'abord voulu un jardin, un défi au coeur d'une mégapole de béton et de verre où l'espace est si compté. Il a ensuite détourné la vitrine vers l'intérieur, en obturant la façade avec des volets patinés récupérés dans une usine textile. Il a, une fois de plus, étonné. Ensuite, les Japonais ont succombé à ses créateurs fétiches, signatures fidèles, Ann Demeulemeester et sa poésie rock, la marque italienne Haute et sa féminité sous influence vintage et ses tissus aux couleurs fanées, Carol Christian Poell, le chercheur, l'expérimentateur fort en cuirs.

Sa première boutique ? Elle est venue en rencontrant Martine : " Une vraie Parisienne, pétillante et toute en fraîcheur. Elle m'apportait tout ce dont j'avais besoin. " Ce sera, en 1979, Marithé & François Girbaud dans la Galerie des Champs-Élysées. Basculée multimarques par la suite avec Vivienne Westwood, John Galliano, Moschino et " des créateurs belges dont personne ne voulait ". Dans les années 1980, lorsque triomphent carrures imposantes et tailles étranglées façon Thierry Mugler, Armand Hadida ose les silhouettes longilignes et destructurées. Les premières chaussures Timberland, les premières Hogan et Tod's, c'est là et nulle part ailleurs qu'on les trouvait. Et déjà, il manifeste dans ses vitrines un réel talent de scénographe.

En 1990, le pionnier franchit une étape avec une révolution qui s'appelle concept store. Sous une ancienne verrière industrielle de la rue des Rosiers, il ouvre un espace de 300 mètres carrés (rapidement porté à 400 mètres carrés) dans un quartier qui amorce à peine sa mutation. Vont désormais cohabiter mode, design et d'autres expressions de la création. Les vêtements de Comme des Garçons, Ann Demeulemeester, Dries Van Noten, Alexander McQueen sont exposés aux côtés d'oeuvres de Philippe Starck, Jean Nouvel, Borek Sipek, Fornasetti... On y découvre aussi les aspirateurs révolutionnaires de James Dyson ou les " pianos " de grand restaurant d'un Alain Ducasse multi-étoilé... Depuis 2000, les hommes ont droit aussi à leur Éclaireur rue Malher. Là aussi l'architecture industrielle sert d'écrin sophistiqué à Junya Watanabe, Lanvin, Balenciaga, Undercover, Rick Owens, Dries Van Noten, Martin Margiela. On y déniche les chemises à jours et micro-plis de l'Indien Rajesh Pratap Singh, les jeans effet sali et vécu de Prps, les intrigants souliers en cuirs exotiques de Gianni Barbato, ou, surréalistes, en cuir et gomme de Mihara Yasuhiro.

Et parce que L'Éclaireur, " c'est aller de l'avant, être dans ce qui va arriver, prendre des risques, c'est le devoir de toujours séduire, toujours étonner ", Armand et Martine innovent, une fois de plus, en ouvrant, en 2001, un lieu envoûtant et intimiste cette fois, au 10, rue Hérold, dans le Ier arrondissement de Paris. Dans les anciennes écuries d'un hôtel particulier xviiie à la théâtralité mariant sublime patine et contemporain, leur boutique raconte l'histoire de créateurs de niche, le travail obsessionnel de la main comme des nouvelles technologies. La sélection est forcément pointue et confidentielle, mais s'accompagne, comme dans les autres boutiques, de découvertes au profil plus accessible. Les céramiques de Piet Hein Eek dont les effets plissés intriguent et séduisent tout comme la tête de mort de Thomas Fougerolles, le cuir arty et Arte povera de Carpe Diem, l'inspiration kimono très couture de Gustavo Lins, mais aussi les casques de moto du collectif Ruby.

Le ton est ici à la sophistication couture

Aujourd'hui, cet air du temps s'exprime avec la bibliochaise d'Alisée Matta qui voisine avec des vêtements signés Balenciaga, Lanvin, Marni et cette maille brodée façon Basquiat de Claire Tough (nouvelle pousse anglaise) posée à côté des bijoux sculptures de Thomas Lardeur. On slalome entre la Wooden Chair de Marc Newson, les sacs en python laqué de Pauric Sweeney, Martin Margiela, AF Vandevorst, les lunettes Linda Farrow ou les pièces uniques du japonais If 6 was 9 qui régalent Madonna. Histoire d'éclairer ailleurs et encore différemment, l'infatigable défricheur préférant le travail aux mondanités s'est aventuré il y a deux ans rue Boissy-d'Anglas, dans un quartier estampillé luxe. Un tournant à 180°. Le ton est ici à la sophistication couture. Les chaises baroques en bronze et cuir ou crin de cheval de Paul Mathieu et les tables en cuivre patiné de Vicenzo de Cotiis (le créateur de Haute) rencontrent la sélection de Martine Hadida, responsable des collections femme, toutes boutiques confondues. Son choix éclectique marie les valeurs sûres françaises comme Sonia Rykiel, " les robes de filles, fraîches et joyeuses du grand faiseur Oscar de La Renta ", les marques glamour Versace, Alberta Ferretti, Giambattista Valli, ou encore la féminité bien twistée de Jasmine di Milo, la ligne de trenchs (pailletés, emplumés...) signée Herno, les perles noires de Robert Wan.

L'art de la table a sa place aussi avec la vaisselle en argent de San Lorenzo ou les céramiques en terres mêlées de Sylvie Saint-André Perrin. À l'étage, la surprise est du côté bar-restaurant. Le couple Hadida et Barnaba Fornasetti - fils de Piero - ont détourné les motifs exclusifs du grand artiste surréaliste, jusqu'à ses dessins érotiques originaux qui habillent le coin dit " coquin ". Un vrai musée jubilatoire sert d'écrin à la cuisine inventive, à la fois simple et délicate, du jeune Sébastien Rémy, disciple de Ducasse et ancien de Il Cortile, rue Cambon à Paris.

Le dénicheur de tendances, né sous le signe du Bélier, a vu sa rue Hérold classée numéro un dans le très convoité guide du luxe édité chaque année par Goldman Sachs (décembre 2005). Numéro un pour l'originalité et la prise de risques. À une époque où les marques de luxe et leur marketing imposent les règles, les boutiques multimarques n'ont d'autres choix que de redoubler d'audace et d'inventivité. Armand Hadida tonne contre " les stratégies marketing en total décalage avec le comportement des consommateurs ". Martine enfonce le clou : " Les vêtements sont très chers. À la différence de Londres, Paris n'est pas une plaque tournante de la finance. Et les marques de luxe, bien évidemment courtisées par les nouveaux marchés, devraient rester plus proches des réalités des marchés "européens". "

Autre regret, le battage médiatique autour des défilés qui, selon Armand, " rend accessible la copie à tous ". " Ils devraient être présentés au moment des livraisons dans les boutiques. Et réservés à un comité de professionnels ", n'hésite-t-il pas à dire, provocateur. Parmi les derniers créateurs qui captent leur oeil sûr, Martine cite Haider Ackermann et sa femme à la noblesse à la fois urbaine et nomade, ou le créateur londonien Gareth Pugh et ses guerrières sophistiquées post-punk. Toutes Fashion Weeks confondues, Martine et Armand visionnent à eux deux plus d'une centaine de défilés et showrooms par saison, de Paris à New York, Londres, Milan, Athènes, New Delhi...

En quête perpétuelle de neuf, le fondateur et directeur artistique de L'Éclaireur va continuer à cultiver sa différence. Ce magistral metteur en scène vient de s'approprier 4 300 mètres carrés de la future Cité de la mode et du design, baptisée Docks-en-Seine. Il y orchestrera des événements culturels - design, mode et musique - et compte y installer Tranoï (en italien " Entre nous "). Ce salon professionnel, ultra-coté, géré par son fils - et dont il assure aussi la direction artistique - se tient deux fois par an lors des défilés du prêt à porter des créateurs. Forcément tendance, il réunit jeunes créateurs et marques innovantes.

" Martine me dit "Freine un peu". Mais le bonheur, c'est raconter encore et encore de belles histoires. " Il suffit de l'écouter parler, ému et volubile, de ses découvertes. De l'artiste belge Arne Quinze, par exemple : " Il défie toute logique. Il n'a pas de limites. Il travaille dans le spectaculaire, le chaos organisé. Et c'est quelqu'un de vrai, de généreux. " Et de Carol Christian Poell, sa " plus belle fierté ", il dit qu'il est capable de dormir avec le cuir mouillé pour lui imprimer la forme dont il rêve. Compromis zéro. Cela s'appelle être habité...



LEURS RESTAURANTS PRÉFÉRÉS
LES COCOTTES. Pour le côté " bonne franquette " et l'ambiance très conviviale. Le restaurant parisien de Christian Constant tire son nom des cocottes Staub dans lesquelles sont présentés les plats. Leur " cocotte " préférée ? Le filet de daurade snacké aux légumes. 135, rue Saint-Dominique, 75007 Paris.
SARDEGNA A TAVOLA. Pour l'atmosphère familiale. Pour le patron, Tonino, un peu bourru. Et les délicieuses assiettes sardes. 1, rue de Cotte, 75012 Paris.
GONPACHI. Le restaurant où a été tourné Kill Bill. Ambiance survoltée... 1-13-11 Nishi-Azabu, Minato-ku, Tokyo 106-0031.
WAVERLY INN. Un des plus vieux restaurants de New York. Très select. L'ambiance " club anglais " se marie avec une cuisine de bistro. Un must : le Mac&Cheese à la truffe. 16, Bank Street (angle Bank St. & Waverly St.), 1013 New York.

ELISABETH PAILLIE
http://www.lesechos.fr/luxe/people/300257282-armand-et-martine-hadida-profession-eclaireur.htm

"C'était l'occasion idéale pour que la fête déborde du stade", a déclaré le manager du groupe, Paul McGuinness. L'intégralité du concert reste accessible gratuitement sur le site YouTube.


Le groupe de rock irlandais U2 a inauguré le premier concert retransmis en direct sur Internet. En effet, vers 3h30 ce lundi 26 octobre, le site de partage de vidéos YouTube proposait à tous les internautes de suivre en direct le concert du groupe mythique au Rose Bowl de Pasadena (Californie, ouest des Etats-Unis).
"Le groupe voulait faire ce genre de chose depuis longtemps", a déclaré le manager du groupe, Paul McGuinness. "C'était l'occasion idéale pour que la fête déborde du stade. Les fans parcourent parfois de longues distances pour venir voir U2, cette fois-ci U2 [est allé] vers eux, dans le monde entier", a-t-il insisté.
L'intégralité du concert reste accessible gratuitement sur le site YouTube et sur le site officiel de U2.
Le concert était accessible depuis 16 pays : Australie, Brésil, Canada, Corée du Sud, Grande-Bretagne, Espagne, Etats-Unis, France, Inde, Irlande, Israël, Italie, Japon, Mexique, Nouvelle-Zélande et Pays-Bas.
Le site de partage de vidéo mise de plus en plus sur la diffusion d'événements en direct, comme débouché rentable.

(Nouvelobs.com)

son voeu s'est réalisé le temps d'une journée

jeudi 15.10.2009, 05:02 - La Voix du Nord

 Un habit de princesse et un repas de reine pour Mathilda, dans le château du Vert-Boisà Bondues. Un habit de princesse et un repas de reine pour Mathilda, dans le château du Vert-Boisà Bondues.

| CROIX |

Mathilda, une petite Croisienne de 9 ans, a troqué son fauteuil roulant pour un carrosse, dimanche. L'association Make-a-Wish lui a permis de réaliser son rêve : devenir une princesse. Le château du Vert-Bois et son parc, à Bondues, ont servi de décor à ce jour pas comme les autres.

 

PAR ISABELLE ELLENDER

lambersart@lavoixdunord.fr

Une maquilleuse, une coiffeuse, qui s'affairent autour de la fillette, Maman qui orne le fauteuil roulant de gerberas de toutes les couleurs. Le voile, la capeline de « fourrure » blanche... et surtout la robe de princesse. Mathilda a vécu hier un véritable conte de fées, d'abord à l'intérieur du château du Vert-Bois, prêté gracieusement par la famille Prouvost, puis dans le parc, en carrosse, avant d'aller à la rencontre de ses « sujets », dans les rues de Bondues et de Marcq. Un rêve devenu réalité aux frais... de la princesse, ou plutôt de l'association Make-a-Wish France, qui embellit le quotidien des enfants malades.

Pourtant, la vie n'est pas rose pour la fillette et sa famille. À la naissance, tout paraissait normal, comme le raconte Clara Uberti, 28 ans, sa maman. « C'est quand Mathilda a commencé à marcher, vers un an, qu'on s'est rendu compte qu'il y avait un problème, car elle tombait facilement ».

Ce n'est que six ans plus tard que le diagnostic a été posé par les médecins : ataxie télangiectasie (syndrome de Louis-Bar), une maladie neurologique évolutive. Entre temps, l'état de Mathilda s'est dégradé et elle ne marche plus seule aujourd'hui, ne peut plus se tenir debout.

« Elle connaît sa maladie mais Albin, mon compagnon et moi, ainsi que le papa de Mathilda, nous la protégeons au maximum pour qu'elle continue à vivre le mieux possible, à se projeter dans l'avenir ». La fillette dit « je gère bien ma maladie ». Sa Maman aussi, très courageusement, avec une énergie qui force l'admiration. « Je tiens le coup, je m'étonne moi-même. Bien sûr, il m'arrive de pleurer, deux ou trois fois, j'ai hurlé, même. Comme récemment, en revoyant une vidéo où ma fille dansait. J'avais oublié qu'elle avait dansé ! Ça m'a fait du bien, c'était comme une soupape », raconte Clara. Malgré tout, « la vie est belle. Je sais qu'avec Mathilda, les moments seront écourtés. Mais ce que nous vivons ensemble, ce sont des moments de qualité ».

À la maison, la famille a aménagé un cocon pour la fillette qui est scolarisée à l'école Jules-Ferry de Fives, après avoir fréquenté le centre Marc-Sautelet de Villeneuve-d'Ascq : une chambre toute rose, avec un lit à baldaquin. Car l'enfant adore l'univers de Cendrillon. Et c'est ce conte qui lui a tant donné l'envie de se transformer, elle aussi, en princesse.

Une fois coiffée et habillée, Mathilda a pu déjeuner à la grande table du château, dressée d'une nappe et de vaisselle... roses bien sûr. Au menu, les plats préférés de la reine du jour : soupe de poisson, moules-frites et mignardises, préparées par un bénévole, Sébastien, et le lycée hôtelier Michel-Servet.

Mais le moment tant attendu est arrivé en début d'après-midi : roulez carrosse ! Dans le parc du château, puis dans les rues, où le passage de la calèche bleue tirée par de magnifiques chevaux noirs n'est pas passé inaperçu... La princesse rayonnait.

En fin d'après-midi, c'était un peu comme si les douze coups de minuit avaient sonné : Mathilda a dû quitter son carrosse pour retrouver le fauteuil. Mais la petite princesse d'un jour a emmagasiné suffisamment de souvenirs pour se raconter à l'avenir de belles histoires, dont elle sera l'héroïne. •

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés