Vendredi 31 juillet 2009

par  RFI

Article publié le 30/07/2009 Dernière mise à jour le 30/07/2009 à 21:05 TU

Ce jeudi était jour férié à l'occasion de la fête du Trône qui marque cette année le 10e anniversaire du règne du souverain alaouite. Pour célébrer ces dix ans, le roi a gracié près de 25 000 détenus. Dans son discours, enregistré mercredi à Al Hoceima et retransmis ce jeudi, Mohammed VI  a évoqué la nécessité d'une « réforme profonde de la justice ».

Mohammed VI lors de son discours enregistré le 29 juillet 2009 pour son 10ème anniversaire d'accession au trône.(Photo: AFP)

Mohammed VI lors de son discours enregistré le 29 juillet 2009 pour son 10ème anniversaire d'accession au trône.
(Photo: AFP)

C'est un discours sans surprise, mais qui réaffirme les grandes priorités du roi.

Mohammed VI a d'abord mis l'accent sur la bonne gouvernance, en demandant à tous de combattre le gaspillage et les privilèges indus. Dans un pays où la corruption s'est aggravée ces dernières années, le souverain a plaidé pour une gestion plus morale des deniers publics.

L’autre point fort du discours du souverain portait sur la réforme de la justice. Mohamed VI a promis qu’elle sera lancée prochainement, en consultation avec les Marocains. Il faut préciser que la justice fait partie des chantiers délaissés ces dernières années. Les ONG et la presse marocaine dénoncent régulièrement son manque d'indépendance.

Encourager la démocratie locale

La régionalisation est l'autre chantier fondamental pour le souverain. L’objectif est d’encourager la démocratie locale. Une commission sera installée sous peu pour plancher sur le sujet.

Sur le plan diplomatique, Mohamed VI a réaffirmé sa volonté de normaliser les relations avec son voisin algérien, tout en mettant l'accent sur le projet marocain d'autonomie pour le Sahara occidental, éternelle pomme de discorde entre les deux Etats. Ce dossier bloque aussi en grande partie le fonctionnement des institutions, telles que l'Union du Maghreb arabe.

La fête du trône doit se poursuivre vendredi à Tétouan avec la traditionnelle cérémonie de l'allégeance, dite la « beya ». À cette occasion, le souverain recevra l'hommage des dignitaires du royaume.
RFI
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Mardi 7 juillet 2009
AP | 07.07.2009 | 18:59

Nicolas Sarkozy veut "la vérité" sur la mort des moines de Tibehirine. Au lendemain des révélations sur une éventuelle bavure de l'armée algérienne, 13 ans après le massacre, le président français a promis mardi de lever le secret défense "sur tout document que nous demandera la justice".

Le chef de l'Etat s'exprimait au lendemain de la publication du témoignage d'un ancien attaché militaire de l'ambassade de France, en poste à Alger entre 1995 et 1998. Entendu le 25 juin dernier par le juge d'instruction antiterroriste Marc Trévidic, le général François Buchwalter affirme que les sept religieux français enlevés en mars 1996 en Algérie sont morts lors d'une opération anti-islamiste de l'armée algérienne. Selon lui, les autorités françaises auraient été informées de cette "bavure" à l'époque mais auraient décidé de garder le silence.

"Je veux la vérité", a déclaré mardi Nicolas Sarkozy devant la presse, en se disant "vraiment déterminé à ce que la lumière soit faite". Selon lui, "il n'y a rien à cacher".

"Naturellement, je lèverai le secret défense sur tout document que nous demandera la justice", a promis le président de la République. "Il n'y a pas d'autre façon de faire la vérité", a-t-il souligné. "Les relations entre les grands pays, elles s'établissent sur la vérité, pas sur le mensonge", a considéré le chef de l'Etat.

Lundi, Nicolas Sarkozy avait simplement souhaité que "la justice fasse son travail", disant n'avoir "pas d'autre commentaire".

Le Parti socialiste a promis d'être "très attentif" à la mise en oeuvre de la promesse de Nicolas Sarkozy de lever le secret défense. L'assassinat des moines avait "ému la France entière", a rappelé Jean-Christophe Cambadelis, secrétaire national aux relations internationales dans un communiqué.

Si le témoignage du général Buchwalter "se révélait exact, cela impliquerait probablement que les autorités françaises et algériennes ont dissimulé les conditions dans lesquelles nos compatriotes ont été massacrés", a-t-il ajouté. "Le Parti socialiste, souhaite que toute la lumière soit faite sur ce drame et que la justice puisse aller jusqu'au bout".

Mardi matin, Alain Juppé, qui était Premier ministre en 1996, a dit n'en savoir "pas plus" que ce qui est écrit dans la presse. A l'époque, tout avait été mis en oeuvre pour obtenir la libération des moines enlevés par le GIA, a-t-il assuré sur France-Info. "Malheureusement, ces négociations ont échoué", a déploré le maire de Bordeaux. "Depuis lors, des rumeurs circulent sur l'origine de ce massacre".

Hervé de Charette, à la tête de la diplomatie française en 1996, a de son côté rejeté l'idée d'une commission d'enquête parlementaire sur la mort des sept moines. "Il n'y a pas d'affaire d'Etat en France", a jugé l'ancien ministre des Affaires étrangères sur LCI, en soulignant que le général Buchwalter avait fourni un témoignage indirect. "C'est l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a tué l'ours", a-t-il noté. "Personnellement, je suis porté à m'en tenir à la version la plus pratique, celle qui s'appuie sur des faits: le GIA a revendiqué ces événements".

A Alger, aucun responsable officiel, militaire ou civil, n'avait encore commenté mardi le témoignage du général Buchwalter, qui faisait les gros titres de la presse algérienne. "Les délires d'un général français", proclamait la "une" du quotidien francophone "El Watan".

Le quotidien "Liberté" pointait de supposées incohérences dans ses déclarations. Le général François Buchwalter dit avoir recueilli les confidences d'un ami algérien, saint-cyrien comme lui et dont le frère commandait une escadrille d'hélicoptères. D'après lui, les militaires algériens ont tiré sur un bivouac du GIA et "une fois posés, ils ont découvert qu'ils avaient tiré notamment sur les moines". Or, selon "Liberté", qui cite des sources militaires anonymes, les hélicoptères ne se poseraient jamais ainsi lors d'opérations commando.

Dans le même temps, la presse algérienne relève que ce témoignage semble écarter l'hypothèse défendue par certaines ONG et des observateurs: cette opération aurait été organisée par les services de sécurité algériens qui auraient voulu ainsi obtenir davantage de soutien dans leur lutte contre les islamistes du GIA.

Les sept moines avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 par un groupe armé d'une vingtaine d'hommes. L'action avait été revendiquée deux mois plus tard, le 21 mai, par le Groupe islamique armé (GIA) de Djamel Zitouni qui avait annoncé l'exécution des moines. Dix jours plus tard, les autorités algériennes annonçaient la découverte des dépouilles. En réalité, seules les têtes des religieux ont été retrouvées. AP

Nouvel Observateur

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Mardi 7 juillet 2009
A. de Maximy vient faire un tour chez vous
Photo : © France 2

Le 07/07/2009 à 12:40 par Patrice Cabannes

Antoine de Maximy, le baroudeur qui s'invite dans le monde entier avec «J'irai dormir chez vous », tente l'expérience au sein de la caravane du Tour de France. Armé de ses caméras, il va au contact des spectateurs et raconte ses rencontres tous les jours dans «L'après-Tour», sur France 2.

«C'est le gars qui parcourt le monde et qui reste dormir chez les gens.» «Hi Antoine! I love you, I love your magazine!» Dans les rues de Monaco, Antoine de Maximy ne passe pas inaperçu. «La rançon du succès», lance-t-il en plaisantant. À la recherche de «personnages » pour sa chronique quotidienne de quatre minutes, « J'irai faire un Tour chez vous», il n'avait pas prévu tant d'admirateurs.

Pas facile en effet de passer inaperçu dans la ville qui accueille le départ du Tour de France. «Ici, les gens sont à l'affût, toujours à la recherche de célébrités. Ils ont l'œil aiguisé...» À peine finit-il sa phrase qu'il se retrouve, heureux, entouré par trois charmantes admiratrices.

«Tout sera différent pendant le Tour: les gens seront dans une autre dimension, captivés par la course. C'est ce qui va me permettre de les prendre par surprise», tente de se rassurer Antoine de Maximy. Pour l'instant, les images qu'il a mises en boîte sont «bonnes pour la poubelle». «Et si je m'invitais chez le prince?» Ni une, ni deux, il décide de partir «à l'assaut» du Rocher.

Dans le bus qui l'emmène vers sa destination, son équipement le trahit. Tous les passagers y vont de leur plaisanterie. «Tu viens coucher chez moi », lui lance en riant une habituée de son émission. «C'est quelqu'un de très gentil. Il sait parler aux gens, il les respecte. Vous pensez que je pourrais l'inviter chez moi?», demande un autre.

La demeure du prince se profile à l'horizon. Bardé de caméras, Antoine de Maximy avance d'un pas décidé. Il est rapidement intercepté par deux policiers. «Je viens prendre un café avec le prince », leur explique-t-il. Poliment, mais fermement, ils lui demandent de ne pas franchir la chaîne qui entoure le château avant de prévenir leurs collègues. On ne plaisante pas avec le protocole...

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Jeudi 18 juin 2009
NOUVELOBS.COM | 18.06.2009 | 07:00

Barack Obama continuera d'exprimer ses préoccupations malgré les critiques de Téhéran contre les "ingérences" américaines dans ses affaires intérieures.

Barack Obama (AFP)

Barack Obama (AFP)

Le président américain Barack Obama continuera d'exprimer ses préoccupations sur l'Iran, en dépit des critiques de Téhéran protestant contre les "ingérences" américaines dans ses affaires intérieures, a fait savoir la Maison Blanche, mercredi 17 juin.
Le président Obama a dit que les droits universels comme le droit de manifester sans violence devaient être respectés en Iran, a rapporté son porte-parole Robert Gibbs alors que le pouvoir iranien est confronté à sa plus importante contestation populaire en 30 ans depuis l'annonce samedi de la réélection de l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.
"Le président continuera à exprimer ces préoccupations en faisant en sorte de ne pas se mêler" des affaires intérieures iraniennes, a dit Robert Gibbs.

Une note de protestation remise


Le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur de la Suisse, qui représente les intérêts des Etats-Unis en Iran, pour protester contre les "ingérences" américaines dans ses affaires intérieures, a annoncé mercredi la télévision d'Etat.
"Après les déclarations interventionnistes des responsables américains, l'ambassadeur suisse a été convoqué en tant que représentant des intérêts américains en Iran et une note de protestation lui a été remise", selon la télévision d'Etat.
Le président Barack Obama a dit mardi avoir de "profondes inquiétudes" concernant la présidentielle iranienne du 12 juin, tout en estimant qu'il ne serait "pas productif" pour les Etats-Unis de se mêler de politique intérieure iranienne et que la décision appartenait aux Iraniens.

"Ce sont des débats profonds"


De son côté, le ministre des Affaires étrangères britannique David Miliband a assuré que la Grande-Bretagne ou les Occidentaux ne voulaient pas choisir le gouvernement iranien, en déplorant les morts au cours des manifestations suivant la présidentielle en Iran.
Londres déplore "les violences et particulièrement les morts mais nous n'allons pas nous retrouver dans une position où l'on pourra accuser les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne ou n'importe lequel des pays occidentaux de vouloir choisir le gouvernement iranien", a déclaré le ministre au cours d'une interview sur la chaîne Channel Four.
"Nous n'allons pas tomber dans le piège qui consisterait à permettre à quelqu'un de dire que la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis essayent de choisir le gouvernement iranien, soutiennent un côté ou un autre, un individu ou un autre", a-t-il expliqué.
David Miliband a estimé que la crise actuelle "n'était pas une scission entre l'Iran et l'Ouest". "Ce sont des débats profonds, des divisions mêmes, internes à l'Iran", a-t-il souligné.
(nouvelobs.com)

 

 

Spécial Iran

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Jeudi 11 juin 2009
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Aubry va rencontrer Sarkozy « plus souvent »

[ 11/06/09  ]

Si elle peine à se faire entendre des « éléphants » rue de Solférino, depuis le début de semaine, Martine Aubry a trouvé, hier, une oreille attentive à l'Elysée. La première secrétaire du PS a été reçue une heure environ par le chef de l'Etat, qui l'a raccompagnée sur le perron. Nicolas Sarkozy avait choisi de commencer avec la numéro un socialiste ses consultations avec tous les chefs de parti représentés au Parlement européen, dans la perspective du prochain Conseil européen. Le président « m'a proposé que nous puissions nous rencontrer plus souvent. Je lui ai dit que non seulement j'en étais d'accord, mais que dans une période de crise, il me paraîtrait important effectivement d'écouter l'opposition », a déclaré Martine Aubry à la sortie de l'entretien. L'entrevue s'est passée « dans un climat très direct, très courtois et très ouvert », a-t-elle indiqué. La première secrétaire du PS a réaffirmé à cette occasion son opposition à la reconduction à la tête de la Commission de Barroso, « symbole du libéralisme et de l'absence de régulation et aussi de l'impuissance pendant cette période de crise ».

Les Echos
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