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Domina Hotels & Resorts appoints François Droulers as Vice President Director of Development and Acquisitions

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Domina Hotels & Resort has appointed François Droulers as Vice President Director of Development and Acquisitions.

In his new position, Droulers will lead the growth worldwide of the Domina Hotels portfolio with responsibility for negotiating new management and leasing agreements and finding strategic and quality hotel properties in key locations all over the world. Droulers will be based in the Milan headquarters and will report directly to Francesco Borrello, chief executive officer of Domina Hotels & Resorts.

“Droulers joins our organization at a time when we are able to offer to developers not only the most attractive products in the market but the full support of a strong corporate culture that embraces all Domina hotels equally owned, managed or leased,” said Francesco Borrello. “Droulers appointment is key to Domina Hotels’ aggressive expansion plans and we are confident that his proven expertise and experience will drive the continued growth of the Domina Hotels’ brands throughout the world.”

Francois Droulers

Prior to joining Domina Hotels, Droulers was responsible for development, acquisitions and feasibility study for new hotel projects for RES Co. He was also a featured speaker on hotels and resorts design at the Milan Domus Academy. Prior to that, Droulers was responsible for oversight of all business development and acquisitions for Villa d’Este Group. In addition to his experience in development, Droulers spent 5 years in hotel management with Thistle Hotels and Villa d’Este Group. Droulers graduated at the European Business School of London with a BA in European Business Administration.

Domina Hotels & Resorts currently operates over 39 hotels based in 14 different countries over 3 continents and intends to continue its worldwide expansion by reaching 250 hotels in 10 years time. Within the past 12 months the group has opened new properties in countries such as Egypt, Greece, Italy, Poland, Slovenia and Tunisia. Two weeks ago, the Domina Inn brand entered Latvia with the opening of its first hotel in Riga. Other properties opening soon include:

- Domina Nuweiba Hotel & Resort, Nuweiba, Egypt, 127 rooms, opening in June 2005 
- Domina Harem Hotel & Resort, Sharm El Sheikh, Egypt, 262 rooms, opening in June 2005
- Domina Makadi Bay Hotel & Resort, Hurgada, Egypt, 600 rooms, opening in September 2005 
- Domina Inn Heliopolis, Cairo, Egypt, 190 rooms, opening 2nd quarter 2006
- Royal Media Milan Hotel & Towers, Milan, Italy, 315 rooms, opening 3rd quarter 2006
- Domina San Petersburg Hotel & Towers, San Petersburg, Russia, 70 rooms, opening 1st quarter 2007
- Domina Poznan Hotel & Towers, Poznan, Poland, 244 rooms, opening 1st quarter 2007
- Domina Bratislava Hotel & Towers, Bratislava, Slovakia, 200 rooms, opening 1st quarter 2007
- Domina Prague Hotel & Towers, Prague, Czech Republic, 175 rooms, opening 1st quarter 2007
- Royal Media Vienna Hotel & Towers, Vienna, Austria, 350 rooms, opening 1st quarter 2007
- Domina Heliopolis Hotel & Towers, Cairo, Egypt, 412 rooms, opening 2nd quarter 2007
- Domina Novate Milanese Hotel & Towers, Novate Milanese, Italy, 250 rooms, opening 3rd quarter 2007

Le bonheur de l'amateur, à la Foire de Maastricht

S'il y quelque chose de revigorant à la Foire d'art et d'antiquités de Maastricht qui se tient jusqu'au 22 mars, ce sont les gens qui sont dedans. Pas les 239marchands présents. Ceux-là sont bien, mais on les connaît. Pas les oeuvres non plus : la Tefaf, comme ils disent (The European Fine Art Fair), draine chaque année le meilleur de ce qui peut se proposer. Non, le plaisir dans cette petite ville de Hollande - à un jet de pierre de la gare Thalys de Liège, sa voisine belge -, ce sont les visiteurs.


Un exemple, avec ce trio italien, en arrêt, le lendemain du vernissage, devant une immense photographie de Candida Hofer. Il y a encore un an, flambée du marché de l'art aidant, on aurait entendu des commentaires sur la cote pulvérisée lors des dernières enchères. Le marché étant au plus bas, cela n'a plus cours. La remarque qui fuse est bien plus belle : "Regarde, c'est la Sorbonne !". De fait, le cliché représente la salle de lecture de la bibliothèque de l'université parisienne. Un point de vue que ne peuvent connaître que ceux qui y ont usé leur belle jeunesse et leurs fonds de culotte. Que la phrase ait été prononcée en italien permet donc de ne pas désespérer, ni de l'attractivité de notre pays pour les étudiants ni de celle du marché de l'art.

NULLE PART AILLEURS

Les gougnafiers d'antan, qui restaient les yeux fixés sur leur calculette, ont laissé la place, ou l'ont rendue, à ceux qui savent, qui aiment. Les Italiens, en premier, les plus cultivés du monde en ce domaine. Les Espagnols, aussi, capables de dire publiquement d'un artiste qu'il est "précurseur", que son oeuvre est "sublime", le tout accompagné de gestes qui ajoutent à la description. Verrait-on un Français si enthousiaste ? On l'espère.

L'autre côté sympathique de la Foire de Maastricht, c'est que la photo de Candida Hofer n'est pas exposée par une galerie d'art contemporain mais par un antiquaire basé à Londres, Antoine Chenevière. Elle rehausse un stand consacré pour le reste à des objets beaucoup plus classiques. Une tendance lancée il y a quelques années par l'antiquaire Axel Vervoordt, qui n'hésite pas à mêler dans ses accrochages les tableaux du Japonais Shiraga - qui, dans les années 1950, était un des meilleurs représentants d'un expressionnisme d'autant plus abstrait qu'il peignait avec les pieds, glissant gracieusement sur des toiles posées au sol -, avec des oeuvres plus classiques, taillées dans le marbre il y a deux ou trois mille ans, une occupation somme toute aussi futile que de patiner pieds nus sur de la peinture à l'huile.

Vervoordt a donc fait des émules, jusqu'à contaminer presque toute la Foire. Dès l'entrée, l'oeil est attiré par un grand cercle brillant réalisé en 1997 par Anish Kapoor. Son propriétaire, le Britannique Dickinson, a accroché cette pièce monumentale à quelques dizaines de centimètres d'un tout petit paysage fauve peint par un ami de Georges Braque, Emile-Othon Friesz, en 1907. Et cela cohabite très bien. C'est cela aussi, Maastricht. Le visiteur peut y parcourir, parfois dans un même stand, un résumé de l'histoire de l'art, de l'antiquité égyptienne à la dernière vidéo de Bill Viola. Cela n'existe nulle part ailleurs.

On peut aussi y vivre des moments exceptionnels. Comme cet hommage, qui ne dit pas son nom, des employés de la galerie Krugier à leur patron récemment décédé : ils ont, avec un ensemble de Picasso, des Miro à se damner et un Calder judicieusement choisi, monté un stand que Jan Krugier, où qu'il soit, ne peut pas renier. On peut aussi voir de doux tableaux, peints à la main ceux-là, de toutes les écoles, les Italiens chez Sarti, ou un Belge, chez Aaron. Il a pour nom Jacob van Oost (1603-1671) et représente une "leçon de lecture". Il y en a vraiment quelques-unes à prendre à Maastricht.


Tefaf. Maastricht Exhibition & Congress Centre. 6229 GV Maastricht. Tél. : 31-43-383-83-83. Tous les jours de 11 heures à 19 heures, jusqu'au 22 mars. Entrée 55 € (avec catalogue).

Harry Bellet
Claire Bommelaer et Béatrice de Rochebouet
11/03/2009 |
Le projet de train aérien de l'atelier Christian de Portzamparc. (Crédits photo : atelier Christian de Portzamparc)
Le projet de train aérien de l'atelier Christian de Portzamparc. (Crédits photo : atelier Christian de Portzamparc)

Les dix cabinets internationaux présentent jeudi, au Conseil économique et social, le fruit de leur réflexion sur la métropole de demain.

Lancé par Nicolas Sarkozy en 2007 pour en faire une métropole compétitive au niveau mondial, le Grand Paris va-t-il voir le jour ? Jeudi, les dix cabinets d'architectes - six Français, quatre étrangers -, chargés de plancher sur ce vaste et nébuleux sujet dévoilent la synthèse de leur projet, au Conseil économique et social. Devant 300 personnes triées sur le volet (un comité de pilotage et un conseil scientifique), chacun doit, en seulement 35 minutes, résumer une réflexion de plusieurs mois écrite en 300 pages et tenter de convaincre. L'exercice est plus que périlleux.

Selon Jean Nouvel, un des concurrents, il relève même de «l'impossible». D'autant que ce grand oral se déroule dans un contexte de confusion extrême après le report par le président de la République des propositions de la commission Balladur qui préconisait de fusionner la capitale avec trois départements limitrophes. Sur fond d'élection régionale, Bertrand Delanoë, le maire de Paris et Christian Blanc, secrétaire d'État à la Région capitale, poussent par ailleurs chacun de leur côté, leurs projets de grande métropole du XXIe siècle.

Utopie ou réalisme ? La synthèse des dix projets, dont Le Figaro dévoile les grands axes, est à la frontière. Dans un langage parfois abscons, oscillant entre des grandes phrases moralo-philosophiques et des propositions concrètes, ces projets ont un point commun. Tous, ou presque, partent d'une réalité existante, celle d'un urbanisme dévorant qu'il faut canaliser et d'un réseau de transports qu'il faut réorganiser. Et réfléchissent sur l'environnement de la métropole après le protocole de Kyoto.

Antoine Grumbach veut faire aller Paris jusqu'au Havre en créant une vallée de la Seine. Le groupe Descartes propose un changement d'échelle par 20 «villes durables» de 500 000 habitants. De son côté, AUC mise sur la voiture électrique pour repenser la proximité entre les gens. Jean Nouvel, lui, ose «les écovilles verticales» qui «fédèrent et aimantent leurs voisins» autour d'elles.

 

«Changer le modèle de développement»

Toutes les équipes seront reçues demain par Nicolas Sarkozy à l'Élysée. Mardi 17 mars, le grand public pourra venir consulter leurs projets, et en débattre avec le ministère de la Culture en charge de cette consultation internationale d'une ampleur sans précédent, au Théâtre national de Chaillot, à Paris. Une exposition de maquettes sera enfin présentée à la Cité de l'architecture et du patrimoine, à partir du 29 avril et jusqu'au 22 novembre.

Après quoi, il restera bien sûr à prendre une décision d'application. Mais comment, sous quelle forme et avec quels acteurs ? Pour l'instant, la confusion règne sur le calendrier, ne serait-ce que parce que le secrétaire d'État, Christian Blanc, et les cabinets d'architectes n'ont pas travaillé de concert.

Qu'importe. Pour Jean Nouvel, cette réflexion sur la métropole du XXIe siècle, aussi imparfaite soit-elle, est une chance et une nécessité. Tout simplement, parce que «le changement d'époque que nous vivons s'accompagne d'un changement de modèle de développement».

 

(atelier Castro-Denissof-Casi)
(atelier Castro-Denissof-Casi)

 

Atelier Castro Denissof Casi : une capitale poétique pour le monde

Un Grand Paris avec «des poètes, de la dérive, de la flânerie et du voyage». Estimant que le rayonnement de Paris est lié à sa beauté, le cabinet veut mettre du «beau» dans la métropole et dans la banlieue. Huit «entités cohérentes» (à droite, l'Écoplanète du port de Gennevilliers), s'étalant dans un périmètre de 40 kilomètres qui rassemble 8 millions d'habitants, formeront le Grand Paris. Pour appuyer son projet, le cabinet propose une «grande souscription nationale» afin de «transformer l'habitant en bâtisseur». Des «transports poétiques» (trois boucles de tram), des «transports rapides» (un métro aérien sur l'A86) et «fluviaux» (un port à Roissy) irrigueront ce Grand Paris.

 

Groupe Descartes, Yves Lion : 20 villes durables

Le Groupe Descartes, Yves Lion veut changer d'échelle en créant «20 villes durables» d'environ 500 000 habitants afin de recréer un sentiment d'attachement au territoire. Cela suppose de revoir ce que le cabinet appelle «les logiques de rétention foncière» qui gèlent actuellement le territoire, afin «d'enrayer la tendance de la métropole à éloigner ses habitants faute de logements adaptés». Le changement passe par une refonte des réseaux et des temps de transport qui doivent être réduits à moins d'une demi-heure par jour.

 

Des tours et des terrasses pour le trio Jean Nouvel, Jean-Marie Dutilheul, Michel Cantal-Dupart

Grand, Paris le peut. Sa place est unique. «La réflexion se doit d'être à la hauteur de cette ville symbole de culture et de plaisir de vivre qui donne l'exemple», explique Jean Nouvel. Le trio prône deux principes. Primo : «à travers tout ce qui est déjà construit, il faut introduire la haute technologie du développement durable et le végétal. Ainsi, on transforme toute cette matière inesthétique pour améliorer les conditions de vie des Parisiens». Deusio : «il faut restructurer les centres urbains en prenant en compte la notion de forme entre les bâtiments pour créer des types d'architecture». Ceux-ci sont appelés des «Hauts lieux» situés dans la moyenne couronne , généralement autour d'une zone urbanisitiquement peu dense tel que Gennevilliers avec son port, La Courneuve et son parc, Villacoublay autour de l'aéroport qui sera désaffecté, les Ardoines vers Choisy-Le-Roy avec sa base de loisirs. Enfin, Neuilly-sur-Marne avec son hôpital en cours de fermeture. Pour réaliser ces «Hauts lieux», Jean Nouvel a conçu des tours franciliennes qui sont des réinterprétations de monuments historiques grâce à la nouvelle technologie liée au développement durable. Nouvel joue sur les hauts et les bas avec des tours alternant avec des grandes terrasses sur lesquelles on admirera un Grand Paris plongé dans du végétal.

 

(Antoine Grumbach)
(Antoine Grumbach)

 

Antoine Grumbach : une vallée de la Seine, de Paris au Havre

Le cabinet a imaginé une vallée de la Seine qui s'étend de Paris intra-muros jusqu'au Havre (notre photo) : «Paris, si elle veut rester dans le peloton restreint des villes de rang mondial au XXI e siècle, doit se projeter dans la très grande échelle de la mondialisation, dont le transport maritime est l'épine dorsale. Toutes les métropoles internationales sont portuaires. Il faut réconcilier l'intensité urbaine et la proximité de la nature.»

 

MVRDV avec ACS + AAF : Compacter Paris

L'équipe hollandaise de Winy Maas préconise un recentrage de la capitale mais laisse le jeu ouvert. Son programme «City Calculator» présente, sous la forme d'une démo , plusieurs schémas d'optimisation de l'urbanisme. Le Grand Paris «peut devenir une des villes les plus qualitatives, vertes et compactes au monde», si elle veut s'en donner les moyens. Pour se faire, les Hollandais en appellent à l'adoption du «Big Intensification Act». Un concept qui reste à définir…

 

Studio O9 : Une ville poreuse

Les Italiens Bernardo Secchi et Paola Vigano ont dessiné la topologie d'une ville «poreuse» qui donne de «l'espace à l'eau» et qui multiplie «les échanges biologiques». Leur ville se transforme par stratification et doit adapter ses tissus au défi énergétique. Le projet se penche aussi sur les transports : «La maille de l'espace à vitesse moyenne des tramways et des RER peut modifier radicalement la façon de pratiquer et d'habiter le Grand Paris. Quant aux TGV, ils passeront par Paris intra-muros pour éviter la rupture de charge qui affaiblit l'efficacité de la grande vitesse.»

 

(Lin Finn Geipel-Giulia/Andi)
(Lin Finn Geipel-Giulia/Andi)

 

Lin Finn Geipel : un laboratoire de l'après-Kyoto

Le cabinet allemand estime que le Grand Paris doit devenir «le laboratoire avancé des questions clés de la Métropole de l'après-Kyoto». Pour ce faire, son projet comporte un développement urbain combinant de «denses agglomérations avec des espaces de moindre intensité, paysagers et flexibles». Le Grand Paris est «multipolaire», composé de «pôles intenses», allant des centres historiques à des campus de recherche. Le projet se veut très environnemental, avec des intensités vertes (notre photo) et des fleuves à capacité «autonettoyante» et «autorégénérative».

 

AUC, Djamel Klouche : repenser un modèle concentrique

Derrière ces trois lettres, se cache l'équipe la plus jeune conduite par Djamel Klouche avec des paysagistes comme Pascal Cribier, des universitaires et des graphistes. Pour parler de la «métropole parisienne = métropole héritée», l'AUC utilise un vocabulaire souvent pompeux et confus. Difficile de comprendre vraiment ce que sont «collecteurs métropolitains, les songlines franciliennes ou les stimulations des substances urbaines» Plombée par son modèle radio-concentrique, la métropole parisienne s emble, selon le cabinet, «incapable de se saisir de sa véritable dimension».

 

Atelier Christian de Portzamparc : un train aérien

Sa réflexion d'urbaniste s'organise autour de six «fenêtres de projet» constituant des «carottages» de la réalité métropolitaine (Massy-Saclay, Orly-Rungis, Grigny-Évry, Roissy-Le Bourget, Pantin-Bobigny et Paris Nord-Aubervilliers) d'une taille de 5 × 10 km. Chacune regroupe des réalités très différentes avec sa propre logique.

Par ailleurs, le cabinet propose un train aérien (photo du haut) au dessus des périphériques, léger et rapide et une nouvelle gare implantée à Aubervilliers pour desservir les métropoles nord-européennes.

 

Rogers Stirk Harbour & partners : une métropole «polycentrique»

Le projet s'articule autour de dix principes, parmi lesquels : restructurer la gouvernance de l'Ile-de-France; compléter le réseau de transport ; créer un «Paris métropole polycentrique» ; construire des communautés équilibrées ; rééquilibrer l'économie régionale...

 

Le Figaro


LE FIL MUSIQUE - Des cuivres, une section cordes, un chœur d'hommes, des voix bulgares : Goran Bregovic avait su bien s'entourer sur la scène du Grand Rex, cette semaine à Paris. Un Orchestre des mariages et des enterrements qu'il a superbement mené, alternant les morceaux plânants avec des séquences totalement euphoriques. Du grand art.


On pouvait craindre une baisse de forme à l’écoute de son tout nouvel album titré Akohol. Sur la scène du Grand Rex à Paris, le 28 janvier, Goran Bregovic est plus euphorisant que jamais. La tignasse en bataille, toujours aussi mince dans son costard blanc, le dandy serbo-croate mène aux doigts, aux bras, aux épaules et aux mimiques suggestives, les vingt musiciens de son Orchestre des mariages et des enterrements. Seules notes de couleur dans cet ensemble d’hommes déclinant le blanc et le noir - avec ou sans nœud pap - les couronnes fleuries des deux chanteuses bulgares.

La crise ? Quelle crise ? Dans les rangées ou les travées, ça sautille dans tous les sens, ça crie, ça chante, ça lève les bras. Il faut dire que Bregovic a fait les choses en grand. A la frénésie échevelée des cuivres, il a ajouté une section cordes et un chœur d’hommes. Si bien qu’après chaque flambée en fanfare balkanique, il nous offre une pause en forme de voix entrelacées à la manière bulgare ou byzantine, parfois très classiques, parfois flirtant avec la dissonance. Le tout somptueusement mis en espace et très vite mené à nouveau vers la fête qui met le public en délire.

Dans ce dispositif, le jeune chanteur et percussionniste qui est à ses côtés, au centre de la scène, est un élément-clef : charisme, feeling, magnifique chant en onomatopées syncopées, impressionnant sens des rythmes impairs. Mais Goran Bregovic reste le chef et le meneur, même si on n’entend pas beaucoup sa guitare, même si sa voix enrouée faiblit parfois un peu.

A une époque, il avait été soumis à un feu croisé de critiques sans doute lié à sa brouille avec Emir Kusturika après qu’il eut composé les musiques de plusieurs de ses films (Le temps des Gitans, Arizona Dream, Underground). On lui avait reproché de signer des titres empruntés au répertoire traditionnel. Mais outre qu’il est loin d’être le seul à s’appuyer ainsi sur la tradition en la rénovant, il reste un formidable orchestrateur très doué pour mettre en relief des associations inédites.

Le public (largement originaire des Balkans) qui a rempli le Grand Rex deux soirs de suite ne s’y est pas trompé. Bien avant le premier rappel, tout le monde était debout. Quand sont arrivés les tubes Ederlezi et Kalachnikof, toute la salle chantait à tue-tête. Après deux heures et demie à ce rythme-là, il a fallu à nouveau calmer le jeu avec des morceaux plus paisibles…

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Eliane Azoulay

A VOIR

Prochains concerts, ce soir à Metz, le 26 mai au Grand Rex à Paris, le 29 mai à Mulhouse.

 

telerama

ADAPY-La Maison Rouge: L'atelier

Posté le 08.08.2007 par adapy
Une jeune élève et Myriam Delahoux




L'atelier de dessin-peinture ADAPY - La Maison Rouge fête, en 2007, ses trente ans d'existence.

Myriam Delahoux, sculpteur-peintre, a donné son premier cours de dessin à Chatou en septembre 1977.
Depuis trente ans, ce sont quelque 636 élèves, adultes, adolescents et enfants, qui ont bénéficié de son enseignement, certains pour quelques mois, d'autres pendant plusieurs années. En effet, après deux années d'apprentissage où l'on apprend les principes du dessin et de la peinture, on peut rester élève de Myriam Delahoux pour plusieurs années, car les thèmes étudiés changent d'une année sur l'autre.
Ces thèmes peuvent être: le personnage dans l'oeuvre de Cézanne, la peinture à l'oeuf selon l'école flamande, ou encore les reflets de La Défense, la peinture préhistorique, le paysage chez Turner. Chacun peint "à la manière de" tout en gardant sa propre personnalité.
Entre les premiers cours de 1977 et cette rentrée de 2007, Myriam Delahoux a parcouru un long chemin de professeur, mais aussi "d'apprentie" : elle aime à dire que ses élèves lui ont beaucoup appris. Elle tire aujourd'hui un bilan de ses trente ans d'enseignement

L'écrivain franco-libanais publie un nouvel essai dans lequel il dénonce l'épuisement simultané des civilisations arabo-musulmane et occidentale par Amin Maalouf

Le Nouvel Observateur. - Vous reprochez au monde arabo-musulman l'indigence de sa conscience morale et à l'Occident sa propension à transformer la sienne en instrument de domination. Ces deux civilisations ont- elles atteint leurs limites ?
Amin Maalouf. - Je suis effectivement très critique à l'égard de ces deux «aires de civilisation» auxquelles j'appartiens. Le monde arabo-musulman traverse une crise si profonde, si traumatisante qu'il ne semble plus capable d'avoir un comportement éthique cohérent. Dans de nombreux pays, on observe des pratiques vexatoires, discriminatoires, parfois ouvertement racistes contre les travailleurs immigrés, les minorités ethniques ou religieuses, certaines catégories de la population, sans que cela suscite de véritable indignation hors d'un petit cercle de personnes éclairées. On aurait pu s'attendre à ce que la croyance religieuse aiguise le sens moral. Mais c'est souvent l'inverse qui se produit. Comme si, en proclamant sa foi, on pouvait se dispenser d'avoir également des valeurs «civiles». Ma critique de l'Occident se situe à un autre niveau. Les valeurs, il en parle sans arrêt. On le croirait constamment engagé dans la lutte pour la liberté, la démocratie, les droits de l'homme. Mais trop souvent il utilise ces notions de manière sélective, quand cela lui convient; il les brandit comme des armes dans sa lutte contre ses adversaires, puis il les escamote soigneusement lorsqu'il traite avec ses alliés, ses protégés, ses clients ou ses fournisseurs. De ce fait, la crédibilité morale devient, à notre époque, une denrée rare. L'Occident en a de moins en moins, et le reste du monde n'en a pas beaucoup.


N. O. - Vous écrivez que l'une des conséquences les plus néfastes de la mondialisation est d'avoir mondialisé les communautarismes. Comment s'immuniser aujourd'hui contre le poison des identités figées et meurtrières ?
A. Maalouf. - A l'époque qui est la nôtre, mettre en avant son appartenance religieuse est une manifestation de particularisme mais également une forme d'internationalisme, puisqu'on transcende ainsi les frontières politiques, ethniques, raciales et autres. C'est dans ce sens qu'on pourrait parler de «tribalisme planétaire». Une réalité paradoxale, née de la conjonction entre deux bouleversements majeurs qui ont façonné notre monde au cours des dernières décennies, à savoir la révolution informatique, qui a favorisé chez nos contemporains une vision globale des choses, et la faillite du communisme, qui a modifié l'atmosphère intellectuelle globale au profit des doctrines identitaires, notamment celles qui s'adossent à la religion.
C'est là, de mon point de vue, une évolution inquiétante, et qu'il ne sera pas facile de contrer dans les années qui viennent. Il faudrait néanmoins s'atteler à bâtir une nouvelle conception de l'identité qui soit plus conforme aux exigences de notre époque; une conception qui intègre la dimension religieuse, mais aux côtés de plusieurs autres facteurs d'appartenance; et qui permette à chaque personne d'assumer les diverses composantes de son identité - ses nationalités, ses langues, ses croyances - sans se sentir constamment sommée de choisir.

Le débat sur l'identité est si délicat que l'on préfère souvent l'esquiver - en France, en Europe et ailleurs. Mais le non-dit est un territoire d'ombre où se développent des monstres. Nous sommes face à un problème majeur de notre temps, et notre génération a le devoir d'en débattre avec sérénité, pour élaborer des solutions. En particulier, il est important que l'on puisse distinguer ce qui constitue les valeurs essentielles d'une société, et qui doit être commun, de ce qui relève de la diversité culturelle, et qui a vocation à demeurer disparate.
N. O. - Pour vous, le dérèglement du monde passe par la crise générale de la légitimité politique, idéologique et religieuse. Elle touche aussi bien le monde arabe que l'Occident. Pourquoi ?
A. Maalouf. - Il y a deux crises de la légitimité, qui sont de nature différente, mais qui contribuent ensemble au dérèglement. La première concerne le monde arabe, qui ne se reconnaît plus dans ses gouvernants, et où une partie significative de la population éprouve de la sympathie pour des mouvements militants que le reste du monde considère comme des hors-la-loi. On peut obtenir sa légitimité soit en remportant des élections libres, soit en s'identifiant aux combats de son peuple. Je ne connais pas beaucoup de chefs d'Etat arabes qui répondent à l'un ou l'autre de ces critères. Il fut un temps où les Arabes se reconnaissaient dans leurs dirigeants, tel le président égyptien Gamal Abdel Nasser. Ce n'était pas un âge d'or, mais les foules ne se trouvaient pas alors dans une logique de désespoir. S'agissant de l'Occident, le problème ne se situe pas sur le même plan. Le président des Etats-Unis est parfaitement légitime dans son pays; mais, dans la mesure où il joue un rôle de «suzerain planétaire», il est normal que l'on se demande : «De quel droit ?» Dans un monde parvenu à un haut degré d'interdépendance globale, une telle question ne peut être occultée. Même si elle se pose avec moins d'insistance lorsque la Maison-Blanche est occupée par un homme comme Barack Obama envers lequel les autres nations n'éprouvent pas d'hostilité.
N. O. - Vous exprimez dans votre livre «la colère d'un minoritaire d'Orient». Qu'est-ce qui vous inquiète et vous révolte le plus ?
A. Maalouf. - Nous avons assisté ces dernières années à l'anéantissement d'une présence chrétienne en Irak qui datait d'environ dix-huit siècles sans que cela suscite dans le monde une grande indignation. Il se fait que je viens moi-même d'une communauté minoritaire, mais ce n'est pas cela qui explique ma colère. Le sort des minorités n'est pas seulement un problème pour les minoritaires; pour toute société humaine, il constitue, avec le sort des femmes, l'un des révélateurs les plus sûrs de l'avancement moral ou de la régression. Un monde où toute personne peut s'exprimer dans la langue de son choix, professer paisiblement ses croyances et assumer sereinement ses origines sans subir l'hostilité ni le dénigrement, que ce soit de la part des autorités ou de la population, c'est un monde qui avance, qui progresse, qui s'élève. A l'inverse, lorsqu'il devient chaque jour un peu plus difficile d'être sereinement soi-même, de pratiquer librement sa langue ou sa foi, comment ne pas parler de régression ?
N. O. - Pour vous, c'est d'abord auprès des immigrés en Occident que la grande bataille de notre époque doit être menée. Quel rôle peuvent-ils jouer vis-à-vis de leur pays d'origine et de leur pays d'accueil ?
A. Maalouf. - Si le monde se voit partagé aujourd'hui en «civilisations» rivales, c'est d'abord dans l'esprit des immigrés, hommes et femmes, que ces «civilisations» s'affrontent. Et c'est effectivement auprès d'eux que la bataille sera gagnée ou perdue. Ou bien l'Occident parviendra à les reconquérir, à retrouver leur confiance, à les rallier aux valeurs qu'il proclame, faisant d'eux des intermédiaires éloquents dans ses rapports avec le reste du monde; ou bien ils deviendront son plus grave problème. Les migrants devraient être encouragés à jouer pleinement leur rôle d'«interface», véhiculant dans les deux sens des compétences, des idées, des expériences, des sensibilités, des valeurs. Pour cela, ils devraient pouvoir appartenir pleinement à leur société d'origine comme à leur société d'accueil sans se sentir constamment sommés de choisir. De mon point de vue, l'un des facteurs indispensables à cette double appartenance se situe au plan linguistique. Un migrant a le devoir d'étudier et de pratiquer la langue de son pays d'accueil, mais il devrait également être encouragé à ne pas oublier la langue de son pays d'origine, et à la transmettre à ses enfants. C'est souvent parce que sa langue est déconsidérée, y compris par lui-même, qu'un immigré met en avant d'autres aspects de son identité.
En Europe, et notamment en France, on se montre parfois moins compréhensif envers les appartenances linguistiques qu'envers les appartenances religieuses, alors que celles-ci font peser de nos jours sur les chances d'intégration une menace bien plus lourde. On va même jusqu'à inciter les immigrés à s'organiser sur une base communautaire, une politique dont la sagesse m'échappe, moi qui viens du Liban et qui ai pu observer ma vie entière les effets pernicieux du communautarisme.

 

Amin Maalouf

Ecrivain, né au Liban, Amin Maalouf est l'auteur de nombreux livres dont «Léon l'Africain», «le Rocher de Tanios» (prix Goncourt 1993) et «Origines». Son précédent essai, «les Identités meurtrières», a remporté un vif succès. Il publie la semaine prochaine «le Dérèglement du monde. Quand nos civilisations s'épuisent» chez Grasset.

 

Gilles Anquetil, François Armanet
Le Nouvel Observateur

(arabe : أمين معلوف [amīn maʿlūf]) est un écrivain franco-libanais né le 25 février 1949 près de Beyrouth.

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Biographie [modifier]

Deuxième enfant d'une famille qui en compta quatre, il est issu d'une famille originaire du village de la montagne du Liban du nom de l'EL Ain Kabou. Il épouse Andrée, une institutrice pour enfants sourds, avec laquelle il a trois enfants : Ruchdi, Tarek et Ziad.

Ses parents étaient originaire d'un village du Mont Liban du nom de EL Ain Kabou. Ils s'étaient mariés au Caire en 1945, où Odette, sa mère, était née d'un père chrétien maronite, émigré en Egypte, et d'une mère née en Turquie. Le père d'Amin, Ruchdi, était de la communauté catholique grecque Melkite. Un de ses ancêtres était un prêtre dont le fils s'est converti pour devenir un pasteur presbytérien.

Le fils du pasteur (le père de Maalouf) était un "rationaliste, anticlérical, probablement un franc-maçon, qui a refusé de baptiser ses enfants". Tandis que la branche protestante de la famille a envoyé ses enfants aux écoles britanniques ou américaines. La mère de Maalouf était une catholique dévouée qui a insisté pour l'envoyer à l'école française des jésuites. Il a étudié la sociologie à l'université française de Beyrouth. Rédacteur au quotidien en arabe An Nahar, il couvre notamment la prise de Saïgon. Voyant les atrocités de la Guerre du Liban il s'exile à Paris en 1976 où il devient rédacteur en chef de Jeune Afrique. Il se consacre désormais entièrement à l'écriture.

Les romans de Amin Maalouf sont marqués par ses expériences de la guerre civile et de l'immigration. Ils sont caractérisés (entre autres) par des voyageurs ambulants entre les terres, les langues, et les religions. Dans son livre "Les Identités meurtrières", il s'indigne des comportements humains lorsque l'affirmation de soi va si souvent de pair avec la négation de l'autre. De philosophie humaniste, Amin Maalouf est convaincu que l'on peut rester fidèle aux valeurs dont on est l'héritier, sans pour autant se croire menacé par les valeurs dont d'autres sont porteurs.

Œuvre [modifier]

Romans [modifier]

Essais [modifier]

Livrets d'opéra [modifier]

Préfaces [modifier]

  • Pour une éducation bilingue : Guide de survie à l'usage des petits européens, Anna Lietti (Petite Bibliothèque de Payot, 1981)
  • De la Divination, Cicéron (Les Belles Lettres, 1992)
  • Le Prophète, Khalil Gibran (Le Livre de Poche, 1993)

Liens externes [modifier]

Wikipedia

Kader Belarbi est un danseur et chorégraphe né le 17 novembre 1962 à La Tronche d'un père algérien et d'une mère française.

Sommaire


Biographie [modifier]

Entré à l'école de danse de l'Opéra de Paris en 1975, il est engagé cinq ans plus tard dans le corps de ballet, est nommé quadrille en 1981, coryphée en 1984 et sujet l'année suivante. Premier danseur en 1989, il est remarqué par Rudolf Noureev qui le nomme étoile la même année, à l'issue d'une représentation de La Belle au bois dormant.

A 46 ans, après une belle carrière, le 13 juillet 2008, il fait ses adieux à la scène. Il danse pour la dernière fois sur la scène de l'Opéra National de Paris, en compagnie de la danseuse étoile Marie-Agnès Gillot, le ballet Signes de la chorégraphe Carolyn Carlson, dans des décors du peintre Olivier Debré et sur une musique du compositeur René Aubry.


Distinctions [modifier]

Répertoire [modifier]

  • Dominique Bagouet Fantasia Semplice (création - 1986)
  • George Balanchine Agon ; Le Palais de cristal ; Les Quatre tempéraments ; Violin Concerto ; Le Fils prodigue ‘le Fils’ ; Sérénade ; Allegro brillante (entrée au répertoire - 1996) ; Joyaux / Emeraudes (entrée au répertoire - 2000)
  • Pina Bausch Orphée et Eurydice (entrée au répertoire - 2005 )
  • Maurice Béjart Le Sacre du printemps ‘l’Elu’ ; IXe Symphonie (entrée au répertoire - 1996) ; Le Concours ‘l’Inspecteur’ (entrée au répertoire - 1999) ; Le Mandarin merveilleux ‘le Mandarin’ (entrée au répertoire - 2003) ; Variation pour une porte et un soupir (entrée au répertoire - 2006)
  • Vladimir Bourmeister Le Lac des cygnes
  • Carolyn Carlson Signes (création - 1997)
  • Jean Coralli et Jules Perrot Giselle ‘Albrecht’
  • Odile Duboc Rhapsody in blue (création - 1998)
  • Mats Ek Giselle ‘Albrecht’ ; Appartement (création - 2000)
  • Mikhail Fokine Pétrouchka rôle-titre
  • William Forsythe In the Middle Somewhat Elevated ; Pas./parts (création - 1999)
  • Jean Grand-Maitre Eja Mater (création - 1997)
  • Michel Kelemenis Réversibilité (création - 1999) ; Pavane
  • Jiri Kylian Sinfonietta - entrée au répertoire - 1989 ; Bella Figura (entrée au répertoire - 2001)
  • Francine Lancelot et Kader Belarbi Bach-Suite 2 (création - 2003)
  • Daniel Larrieu Attentat poétique (création - 1992)
  • Serge Lifar Roméo et Juliette ‘pas de deux’ ; Suite en blanc ; Les Mirages ‘le Jeune homme’
  • Kenneth MacMillan L'Histoire de Manon ‘Lescaut’ (entrée au répertoire - 1990)
  • Maguy Marin Leçons de ténèbres (création - 1987)
  • Léonide Massine Le Tricorne ; La Symphonie fantastique ‘le Musicien’
  • Agnès De Mille Fall River Legend ‘le Pasteur’ (entrée au répertoire - 1996)
  • John Neumeier Vaslaw rôle-titre ; Casse-Noisette ; Magnificat - création - 1987 ; Sylvia ‘Orion’ (création - 1997) ; La Dame aux camélias ‘le Père’
  • Bronislava Nijinska Noces
  • Vaslav Nijinski L'Après-midi d'un faune ‘le Faune’
  • Rudolf Noureev Don Quichotte ‘Espada’ et ‘Basilio’ ; La Belle au bois dormant ‘pas de deux de l’Oiseau bleu’ ; Roméo et Juliette ‘Tybalt’ et ‘Roméo’ ; Casse-Noisette ; Raymonda ‘Abderam’ ; Le Lac des cygnes ‘Rothbart’ et ‘le Prince Siegfried’ ; La Bayadère ‘Solor’
  • Roland Petit Notre-Dame de Paris ‘Frollo’ et ‘Quasimodo’ ; Le Jeune homme et la Mort (entrée au répertoire - 1990) ; Le Rendez-vous (entrée au répertoire - 1992) ; Carmen ‘Don José’ ; Le Loup ‘le Loup’ ; Camera Obscura
  • Angelin Preljocaj Un Trait d’union (entrée au répertoire - 2003)
  • Jerome Robbins In the Night ; Dances at a Gathering (entrée au répertoire - 1991) ; Glass Pieces (entrée au répertoire - 1991) ; The Four Seasons ‘le Printemps’ (entrée au répertoire - 1996)
  • Paul Taylor Speaking in Tongues (entrée au répertoire - 1990) ; Auréole
  • Saburo Teshigawara 'Air
  • Rudi van Dantzig Le Chant des petits gosses ; Quatre derniers Lieder (entrée au répertoire - 1987)

Chorégraphies [modifier]

Court métrage [modifier]

Aunis est un court métrage couleur de 13 minutes. Production : France 2, Vidéogram Paris. Participation : ministère de la Culture et de la Francophonie (DMD, FASV), CNC, FCM, Procirep, SACD, Sacem, Adami.

Les danseurs Kader Belarbi, Wilfried Romoli et Jean-Claude Ciappara, de l'Opéra National de Paris dansent au gré du vent, au son de l'accordéon, sur des dunes de sable. Jacques Garnier avait d'abord chorégraphié pour un solo en 1979 dans le cadre de la compagnie Le théâtre du silence créée avec Brigitte Lefèvre actuelle directrice de la danse de l'Opéra National de Paris. En 1980 il a réécrit Aunis pour un trio et le présente en 1988 lors de la biénnale de Lyon.

Vidéo de Aunis

DVD [modifier]

Extrait de Signes 'L'esprit du bleu'

Extrait de Appartement en compagnie de Clairemarie Osta

Interview [modifier]

Les dossiers secrets de Paris Match : 60 ans de scoops, 60 ans d'histoire

Europe 1 le 04/03/09 -

Paris Match fête cette année ses 60 ans. A cette occasion, deux de ses plus grands rédacteur en chef, Patrick Mahé et Jean Durieux publient "Les dossiers secrets de Paris Match". Patrick Mahé était samedi, l'invité de Pierre-Louis Basse.


 

 

La naissance de Paris Match. Au sortir de la guerre, la télévision et la radio sont des technologies encore trop balbutiantes pour que l'on puisse y avoir accès. C'est donc par la presse qu'il faut passer pour se tenir au courant, et notamment par les magazines d'images.
L'industriel Jean Prouvost décide de tenter l'aventure. En 1949, il reprend "Match", le supplément sportif qu'il détenait avant la seconde guerre mondiale et en change la ligne éditoriale. Peu de temps plus tard, l'hebdomadaire Paris Match voit le jour.

En titrant en plein été 1950, sur la photo du drapeau français planté par Maurice Herzog dans les neiges éternelles de l'Himalaya, Paris Match fait exploser ses ventes. Depuis, le succès ne se dément plus. Il faut dire que le journal s'est entouré des plus grands photographes, parmi lesquels Daniel Filipacchi ou Jean-Marie Périer, et sait saisir les affaires croustillantes au vol.

A l'occasion de ses 60 ans de "Paris Match", Jean Durieu et Patrick Mahé, deux des plus grands rédacteurs en chef du périodique exhument les archives du journal pour en tirer un florilège impressionnant : 60 histoires, 800 feuillets d'écriture et des centaines de fichiers d'archive. Mais au-delà des belles photos qui la composent, ce livre est surtout un bel album "de famille", qui depuis Mai 68 jusqu'aux twin towers en passant par Picasso illustre les grands évènements de notre siècle.

Pour en savoir plus :

"Les dossiers secrets de Paris Match : 60 ans de scoops, 60 ans d'histoire" par Patrick Mahé & Jean Durieu (publié chez Robert Lafon)

>> Retrouvez le podcast "faites comme chez vous" avec Pierre-Louis Basse



Lundi 28 novembre 2005

Un rapport américain révèle que la pollution sonore des fonds marins par les sonars militaires, du transport maritime et de l'exploration pétrolière menace la survie des dauphins, des baleines et d’autres espèces sous-marines.

Le « monde du silence », l’autre nom donné à l’univers sous-marin, est bien un concept inventé par les humains. Car, pour les baleines et les dauphins, la pollution sonore des fonds marins, par les sonars militaires, du transport maritime et de l'exploration pétrolière, est bien réelle. Un rapport, publié lundi 21 novembre 2005 par le Conseil de défense des ressources naturelles (NRDC), organisation écologiste basée à New York, estime que le bruit du sonar peut induire une modification du comportement des mammifères marins sur le long terme, entraîner une perte d'audition et provoquer leur mort.

Le rapport, qui fait suite à une étude de 1999, inclut des détails d'autopsies conduites sur des baleines échouées, dont on soupçonne qu'elles ont été exposées aux sonars de la marine militaire américaine. L’examen des cadavres d'une dizaine de baleines retrouvées échouées aux Canaries en 2002 a révélé des saignements dans le cerveau et les oreilles des animaux ainsi que des lésions au niveau du foie et des reins. Les chercheurs pensent que les sonars militaires sont susceptibles d’occasionner chez les cétacés une affection similaire à la maladie de décompression connue sous le nom de « maladie des caissons » chez les plongeurs. « C'est un ensemble de symptômes qui n'ont jamais été vus auparavant chez les mammifères marins », souligne Michael Jasny, principal auteur du rapport. Selon une théorie, l’énergie sonore des sonars sèmerait la panique chez les baleines et les pousserait à remonter trop vite en surface ou à plonger trop profondément avant d'avoir pu expulser l'azote de leur organisme, les exposant ainsi à ce genre d'accident.

Aux Bahamas en 2000, une expérience de l'US Navy utilisant des sonars à moyenne fréquence – 230 dB dans la gamme de fréquences 3 000-7 000 Hz – provoqua l'échouage de dix-sept baleines, dont sept furent trouvées mortes. L'US Navy reconnut sa responsabilité dans cet échouage dans un rapport publié dans le Boston Globe, le 1er janvier 2002.

Par ailleurs, M. Jasny souligne qu'un lien a été établi entre les bruits provoqués par l'exploration pétrolière et gazière en mer et une baisse des prises de flétans, morues et d'autres poissons. Chez certaines espèces de poissons, ces bruits sous-marins provoqueraient de graves lésions à l'oreille interne.

Le NRDC a engagé des poursuites contre la marine américaine pour tenter de limiter l'usage de ce type de sonar, couramment utilisé dans la détection des sous-marins ennemis. L’ONG recommande que des restrictions sur les bruits excessifs soient observées tout au long de l'année dans les habitats océaniques les plus importants, et de manière saisonnière sur les routes de migration marine. Par exemple, les compagnies pétrolières et gazières pourraient éviter de recourir aux études sismiques au large de la côte ouest de l'Afrique en hiver, période où se reproduisent des baleines dans la zone.

Quoi qu’il en soit, le véritable impact du bruit dans l'océan reste inconnu. Les échouages ne représentent en effet qu'une petite partie des dégâts causés par les bruits excessifs sur la faune marine, souligne M. Jasny.

Sources :
 Site du Natural Resources Defense Council : www.nrdc.org
Communiqué Associated Press du 22 novembre 2005

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