Partager l'article ! Manufacture de la Savonnerie: Un tapis pour Versailles ...
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
Un tapis pour Versailles
|
|
|
2 528 750 € (fc)
(Paris, 22 octobre Sotheby's) |
|
|
|
|
La Manufacture Royale de la Savonnerie, fondée sous Louis XIII en bord de Seine, au pied de la Colllie de Chaillot, àl'emplacement d'une ancienne savonnerie où s'élève aujourd'hui le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris.
consécration pour le lot phare de la vente du 22 octobre à la Galerie Charpentier, quand le représentant de l'Etat a
préempté (1), sur l'enchère de 2.200.000.€ ce magnifique tapis aux armes de France. Sorti des métiers de la
Savonnerie sous le règne de Louis XV, il ira compléter le décor fraîchement restauré des appartements privés du Roi à Versailles.
Tout magnifique qu'il est, il n'est d'ailleurs pas unique. On en connaît au moins six, existant ou ayant existé, du même
modèle créé par l'ornemaniste Pierre Josse Perrot, auteur de la plupart des modèles créés à la Savonnerie entre 1725 et 1750. Françoise Deflassieux 1-Avec le soutien du fonds national du patrimoine du ministère de la Culture et de la Communication
La Manufacture de la Savonnerie est une manufacture royale de tapisseries située à Paris et faisant actuellement partie de la Manufacture des Gobelins. La manufacture était à l'origine spécialisée dans la fabrication de tapis veloutés ainsi que des garnitures de siège. Ces tapis étaient utilisés par la cour de France ou comme présents royaux. Ce sont des tapis souvent de grandes dimensions, d'une qualité exceptionnelle. Ceux tissés sur les cartons de Charles Le Brun pour la Grande galerie du Palais du Louvre sont parmi les plus célèbres.
HistoirePremière manufacture royale de tapis fondée en France, la Savonnerie tire son nom d'une ancienne savonnerie située à Chaillot, à peu près à l'emplacement actuel du Palais de Tokyo. Cette savonnerie fut transformée en orphelinat par Marie de Médicis. La main d'œuvre bon marché procurée par les orphelins attira deux lissiers, Pierre Dupont (1560-1640) et Simon Lourdet (vers 1590-1667), qui transférèrent sur le site en 1631 la manufacture qu'ils avaient fondée en 1627 ou 1628 par ordre de Louis XIII. Dupont avait effectué un voyage en Turquie d'où il avait ramené la technique du point noué, permettant de tisser « des tapis veloutés façon du Levant ». A leur suite, la manufacture fut divisée en deux ateliers distincts, dirigés chacun par les descendants des fondateurs : Louis puis Bertrand Dupont d’une part, Philippe Lourdet, sa veuve Jeanne Haffrey puis leur fils, d’autre part. En 1714, Bertrand Dupont réunit les deux ateliers. Son neveu par alliance, Jacques Noinville, devint régisseur de la Savonnerie de 1720 à 1742. De 1743 à 1826, trois Duvivier se succédèrent à la tête de l’entreprise : Pierre-Charles (1743-1773), Nicolas-Cyprien (1774-1807), et Ange-Pierre (1807-1826). La manufacture fut réunie à la manufacture des Gobelins en 1826. L'atelier fut installé sur deux niveaux dans le bâtiment des nouvelles manufactures en 1968. Aujourd'hui 40 lissiers y travaillent. TechniqueLa Savonnerie utilise un métier à tisser de haute lisse identique à celui des Gobelins, mais le Savonnier effectue un point noué avec sa broche, en passant alternativement avec celle-ci devant un fil de chaîne avant puis derrière un fil de chaîne arrière en progressant ainsi de gauche à droite. Un nœud est ainsi formé sur l'envers de l'ouvrage et une boucle sur l'endroit, qui sera tondue pour obtenir un velours. Au fur et à mesure de l'avancement de l'ouvrage, le lissier le tond puis démêle les poils et les range à la pointe du ciseau pour obtenir un fini parfait. Inventaire
Bibliographie
Lien externe
|
Commentaires