Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Dictionnaire de vie à l'usage des princes et princesses de cœur et de rang.

Publicité

Au "Grenelle", Nicolas Sarkozy fait sa "révolution verte"

Agrandir la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Imprimer cet article
Par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Fiscalité écologique, énergies renouvelables, suspension des OGM... Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi les conclusions du "Grenelle de l'environnement" en vue d'une "révolution" verte dont la France serait la meneuse.

Un "New Deal écologique" qui sera conditionné à son financement, à l'enthousiasme des citoyens et de leurs élus. Du Parlement aussi, qui sera invité à adopter la loi-cadre résumant l'ensemble du plan au premier trimestre 2008.

if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')}
Function IE_Detect (version) 'Do On Error Resume Next plugin = (IsObject(CreateObject("ShockwaveFlash.ShockwaveFlash." & version & ""))) If plugin = true Then IE_Detect = true End If End Function
"La France n'est pas en retard, mais désormais elle veut être en avance et elle veut être exemplaire", a déclaré le chef de l'Etat devant 500 invités réunis dans la salle des fêtes de l'Elysée.

Un auditoire à l'image de l'importance que le chef de l'Etat souhaitait donner à l'évènement. On y reconnaissait une bonne partie du gouvernement, les présidents des deux assemblées, les représentants des partenaires sociaux, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, et deux prix Nobel de la paix: l'Américain Al Gore et la Kényanne Wangari Maathaï.

Présents aussi, les 80 acteurs du "Grenelle de l'environnement", qui a duré quatre mois et s'est achevé par deux journées de négociations-marathon autour du ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo.

Nicolas Sarkozy a donné son feu vert à la plupart de leurs suggestions : construction de 2.000 km de lignes à grande vitesse d'ici 2020, réduction de la consommation d'énergie dans les bâtiments, "éco-vignette", taxe pour les poids lourds, un repas "bio" par semaine dans les cantines publiques.

Le chef de l'Etat a aussi donné satisfaction à l'une des principales revendications des associations : la mise en place d'un "impôt vert" selon le principe d'un transfert de la fiscalité du travail sur la fiscalité écologique.

"Je veux poser la question du prix du carbone", a dit le président.

"POINT DE DEPART"

"Il n'est pas normal qu'un produit qui traverse le monde coûte moins cher qu'un produit local parce que le prix de son transport et de sa production n'intègre pas ses émissions de gaz à effet de serre", a-t-il ajouté, sans donner beaucoup plus de détails.

Nicolas Sarkozy a aussi envisagé une baisse de la TVA sur les produits écologiques, une décision qui dépendra du feu vert de Bruxelles.

Sur les organismes génétiquement modifiés, il s'est prononcé pour la suspension de la culture commerciale des OGM pesticides, tout en refusant de condamner les "OGM d'avenir".

Au chapitre énergétique, Nicolas Sarkozy a fixé comme but de dépasser l'objectif européen de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation d'ici 2020, tout en restant fidèle au nucléaire.

"Même si je ne veux pas créer de nouveaux sites nucléaires, je sais que nous ne devons pas renoncer à cette énergie", a dit le président, mettant un bémol à ses discours passés à ce sujet.

Au-delà de ces mesures, c'est un changement d'état d'esprit que le chef de l'Etat a appelé de ses voeux. "Désormais, toutes les décisions publiques seront arbitrées en intégrant leur coût pour le climat, leur "coût en carbone", a-t-il dit. "Un projet dont le coût environnemental est trop lourd sera refusé".

Les organisations non gouvernementales ont en général salué cette "rupture", un "changement de stratégie" tout en regardant vers l'avenir.

"On a fait en quelques mois ce qu'on n'a pas fait en une dizaine d'années", a dit à Reuters l'animateur Nicolas Hulot, qui a donné "18 sur 20" au président pour le lancement de la "taxe carbone".

"On est dans un point de départ. Il était important d'avoir une feuille de route ambitieuse, nous l'avons", a dit Sébastien Genest, le président de France Nature environnement.

Quant à Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, il estime que les agriculteurs "premiers écologistes de France", peuvent "partager les mêmes ambitions qu'un certain nombre d'organisations non gouvernementales ou politiques".

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article