Dictionnaire de vie à l'usage des princes et princesses de cœur et de rang.
Le président français a invoqué les démarches politiques de l'Union européenne envers Tripoli et les propos des familles des victimes de l'attentat du DC-10 d'UTA pour une nouvelle fois justifier ce voyage, le premier du dirigeant libyen en France depuis 34 ans.
"J'ai fait ce que j'ai cru devoir faire, c'est-à-dire éviter à toute force un affrontement entre le monde musulman et le monde occidental", a-t-il déclaré lors de la conférence de presse de clôture du conseil européen à Bruxelles.
"Si on traite de la même façon quelqu'un qui fait le chemin de l'abandon du terrorisme, de l'abandon de l'arme nucléaire (...) que ceux qui continuent à vouloir l'arme nucléaire, alors on se met dans une situation de guerre des civilisations qui est la pire des solutions pour le monde", a-t-il souligné après une semaine de vives critiques, venant des rangs de l'opposition mais également du gouvernement.
"Si 26 autres pays (européens) proposent un accord-cadre à la Libye, c'est que je ne dois pas être le seul à partager cette opinion", a fait valoir Nicolas Sarkozy, qui a reçu jeudi soir à l'Elysée une délégation des proches des victimes de l'attentat du DC-10.
"Ils m'ont dit: 'cette visite était douloureuse pour nous mais elle était nécessaire'. Je voudrais lancer cet exemple de dignité et de responsabilité à tous ceux qui ont réagi avec excès et sans responsabilité" à la venue du dirigeant libyen en France, a déclaré le chef de l'Etat.
Après deux jours et demi de visite officielle, Mouammar Kadhafi est en visite privée en France. Il a visité jeudi le musée du Louvre et vendredi le château de Versailles. Il doit quitter la France samedi pour Madrid.
Laure Bretton l'Express