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Dictionnaire de vie à l'usage des princes et princesses de cœur et de rang.

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Nicolas Sarkozy est partisan d'une "francophonie offensive"

© Reuters  

jeudi 20 mars 2008, mis à jour à 17:11

Reuters

Partisan d'une francophonie offensive, Nicolas Sarkozy place la défense de la langue au rang de priorité de la diplomatie tricolore et défend son usage dans les grandes enceintes internationales.

"La francophonie est et restera une priorité de la diplomatie française", a déclaré le chef de l'Etat dans un discours à la Cité internationale universitaire de Paris.

Pour le chef de l'Etat, qui s'exprimait à l'occasion de la Journée internationale de la Francophonie, "la mondialisation ne démode pas la francophonie, elle la rend plus nécessaire".

La journée de la Francophonie est célébrée chaque année à travers le monde où quelque 200 millions de personnes parlent le français, dont 72 millions partiellement.

De Québec à Dakar, c'est la neuvième langue la plus parlée de la planète, la deuxième dans l'Union européenne en terme de nombre de locuteurs, à égalité avec l'italien, derrière l'allemand mais devant l'anglais.

"La promotion de la francophonie est notre intérêt", a insisté le président, qui a invité la diplomatie française à "être vigilante sur l'usage du français dans la vie internationale".

Le chef de l'Etat a demandé en particulier aux dirigeants des pays membres de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) de privilégier le français dans les instances planétaires.

"Il me paraîtrait pour le moins étrange, par exemple, que le chef de l'Etat dont le français est la langue officielle choisisse de s'adresser en anglais à l'ensemble de la communauté internationale depuis la tribune des Nations unies pour, aussitôt descendu, se plaindre que le français n'est pas assez défendu", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy a insisté sur l'action de l'OIF "au service de la paix". "L'OIF n'est pas une Onu bis, mais elle a un potentiel important de contribution au règlement des conflits".

Le chef de l'Etat a dit son intention de défendre la langue de Molière au sein de l'UE à l'occasion de la présidence de l'Union, au deuxième semestre 2008.

Il a émis le souhait que la président algérien Abdelaziz Bouteflika assiste au prochain sommet de l'OIF, en octobre à Québec, où il aimerait qu'Israël soit aussi représenté.

Elizabeth Pineau

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