Dictionnaire de vie à l'usage des princes et princesses de cœur et de rang.
PARISIENNES
Par David Benaym
Photo Roger Moenks/Laurent Alfieri
Très privilégiées, elles auraient pu se contenter d’une vie dorée. A la lisière de la jet set, les « socialites» parisienne préfèrent donner un autre sens à leur existence, imitant en cela les new yorkaises. Outre Atlantique, les « socialites » constituent une race à part, dont la presse traque les moindres faits et gestes. En quoi les « socialite » se distinguent t’elles des jet setteuses et des mondaines d’antan ? Les paillettes des soirées ne leur suffisent pas, elles mènent en outre une activité professionnelle trépidante et leur vie mondaine sert autant leur carrière que leurs envies de s’étourdir. « Rien n’est jamais acquis », telle est la devise de ces jeunes femmes, aussi actives le jour que la nuit. Loin de se satisfaire de leur héritage, souvent confortable, elles veulent avant tout réussir par elles mêmes. Comme ces enfants d’acteurs qui doivent se faire un prénom, elles se forgent une personnalité propre, loin des idées reçues sur la bourgeoisie traditionnelle.
Elles martèlent gentiment que l’argent n’est pas tout. Leurs priorités sont ailleurs . Le monde des arts les fascine, mais on les remarque aussi beaucoup dans les univers de la communication et de la mode. Défilés de mode, avant premières, œuvres de charité, elles aiment allier interet, plaisirs et passion. Elles sont en permanence à l’affût de nouveaux clients, nouveaux contacts, nouvelles têtes. Paris, St Tropez, Stadt, Londres ou New York, rien n’est assez loin pour assouvir leurs envies de découverte, et leurs envies de conquête. Privilégiées, elle le savent et l’acceptent, et c’est la clef de leur succès.
La curiosité est un art, entretenir ses relations un talent. En permanence, elles sont sur la brèche pour rebondir sur l’opportunité du moment. Elles ont eu une chance d’être remarquées par un magazine people lors d’un soirée et depuis, elles surfent sur cette mini célébrité. Alejandra di Andia, la plus latine de toutes, sait que « ce n’est que passager ». Cette petite notoriété leur permet toutefois de mener plus facilement certains projets, d’ouvrir davantage de portes, et de conquérir leur autonomie. Cordélia Lanvin, tout juste 23 ans, déjà mère de deux enfants, fait preuve d’une maturité étonnante pour son age: « Je ne me serais jamais épanouie si je dépensais de l’argent que je n’ai pas gagné ». En épicurienne ambitieuse, elle jongle avec grâce entre ses activités de stylisme, ses enfants et sa vie sociale. Elle incarne parfaitement cette nouvelle génération d’amazones .
L'OFFICIEL