L'ex-premier ministre libanais Rafic Hariri.
Tawil/AP.
Ce tribunal devra juger les assassins de l’ex-premier ministre libanais Rafic Hariri, assassiné en 2005.
C’est une décision très attendue qu’a rendu mercredi soir à New York le Conseil de sécurité de l’ONU et qui témoigne de son refus de voir ce crime impuni. Une résolution, visant à créer un tribunal international pour juger les assassins de l’ex-premier ministre libanais Rafic Hariri, a été adoptée par 10 voix contre 15. Cinq pays se sont abstenus : la Chine, la Russie, l’Afrique du sud, l’Indonésie et le Qatar.
Le député Saad Hariri, fils de Rafic Hariri, a qualifié de décision "historique" le vote du Conseil de sécurité. En revanche, la Syrie a considéré que cette décision pourrait entraîner une "détérioration" de la situation au Liban et "serait susceptible de mettre en cause la souveraineté" du pays.
La résolution, rendue publique mardi soir, donne aux Libanais jusqu'au 10 juin pour ratifier les statuts du tribunal afin de le mettre eux-mêmes en place. Faute de quoi, ils entreront en vigueur automatiquement, ouvrant la voie à la détermination du lieu de sa création et à la possibilité de solliciter des contributions volontaires pour son financement.